La GSMA (Global System for Mobile Communications Association) prévoit que les technologies mobiles contribueront à hauteur de 290 milliards de dollars à l’économie africaine d’ici 2030, portées par l’essor du numérique. Cependant, le principal défi de la région n’est plus le développement des infrastructures, mais la garantie que la population bénéficie pleinement des services de connectivité disponibles. Le rapport de la GSMA intitulé « Africa Mobile Economy 2026 » indique que le secteur a contribué à hauteur de 240 milliards de dollars en 2025, soit 7,8 % du PIB. Ce secteur a également soutenu 13 millions d’emplois et généré 45 milliards de dollars de recettes publiques, soulignant ainsi que c’est le déficit d’usage, et non la couverture, qui déterminera la prochaine étape de son développement.
Après une décennie d’extension de la couverture, les opérateurs de réseaux mobiles se repositionnent comme des partenaires de la transformation numérique, en s’appuyant sur l’intelligence artificielle, en élargissant leurs services et en rendant leurs réseaux accessibles à tous. Environ 63 % des Africains n’ont toujours pas accès à Internet mobile malgré la couverture haut débit, contre seulement 9 % qui n’ont aucune connexion. La GSMA explique que le coût, le manque de compétences numériques et les barrières sociales freinent l’utilisation d’Internet. Le secteur intensifie également ses investissements : les opérateurs devraient consacrer plus de 76 milliards de dollars à l’infrastructure réseau d’ici 2030.
La GSMA est une organisation mondiale qui fédère l’écosystème mobile afin de découvrir, développer et déployer des innovations essentielles à la création d’environnements commerciaux favorables et au changement social.