La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement rejeté les accusations d’ingérence dans les affaires intérieures de la Guinée-Bissau, affirmant que son rôle se limite à soutenir les efforts de médiation et à fournir des orientations politiques, conformément au mandat collectif qui lui a été confié par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes liées à la période de transition et aux répercussions de la crise électorale dans le pays. La position de la CEDEAO fait suite aux allégations formulées par la commission électorale de l’ancien candidat à la présidence, Fernando Dias da Costa, qui accusait l’organisation régionale d’ingérence dans le processus politique interne.
La CEDEAO a catégoriquement rejeté ces accusations, soulignant qu’elle n’interfère pas dans les affaires souveraines de ses États membres et que toutes ses actions sont menées dans le cadre du mandat qui lui a été confié par ces derniers. L’organisation a précisé que sa mission en Guinée-Bissau se limite à des consultations techniques avec les autorités de transition concernant l’élaboration d’une feuille de route politique pour le retour à l’ordre constitutionnel. Elle a souligné qu’elle n’a annoncé ni approuvé aucun arrangement ni procédure de nature constitutionnelle et que les échanges se sont limités à des consultations techniques visant à appuyer le processus politique.
La Commission de la CEDEAO a insisté sur le fait que ces consultations ne doivent pas être interprétées comme une tentative d’influencer le cadre institutionnel de l’État ni d’imposer des agendas politiques. Elle a affirmé que toutes les décisions concernant l’avenir du pays relèvent de la prérogative exclusive des institutions nationales de Guinée-Bissau et de la volonté de son peuple. L’organisation a appelé tous les partis politiques à la retenue et à engager un dialogue constructif et responsable visant à renforcer la stabilité nationale, à préserver la cohésion interne et à créer les conditions propices à la consolidation du processus démocratique et à la réussite de la phase de transition.