Economie

Le Kenya lance une stratégie pour l’accord commercial avec l’UE

Le Kenya a lancé la stratégie de mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) entre le Kenya et l’Union européenne (UE), définissant une feuille de route pour accroître les exportations, attirer les investissements et renforcer la croissance industrielle dans le cadre de cet accord commercial avec l’UE. La stratégie a été dévoilée à Nairobi par Regina Ombam, secrétaire principale au Commerce, au nom de Lee Kinyanjui, secrétaire du Cabinet chargé des Investissements, du Commerce et de l’Industrie. Le lancement a réuni des représentants de l’Union européenne, de TradeMark Africa, de l’Association des industriels du Kenya (Kenya Association of Manufacturers) et du secteur privé.

Cette stratégie soutient la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique Kenya-UE, entré en vigueur le 1er juillet 2024, qui offre au Kenya un accès au marché de l’UE en franchise de droits de douane et sans contingentement. Les responsables ont indiqué que l’accent est désormais mis moins sur l’accès au marché que sur l’aide aux entreprises pour tirer parti de l’accord. Regina Ombam, secrétaire principale au Commerce : « Nous devons positionner délibérément nos entreprises pour qu’elles saisissent les opportunités créées par l’accord, grâce à une action coordonnée du gouvernement, du secteur privé, des partenaires au développement et des autres parties prenantes. La véritable mesure de notre réussite se reflétera dans l’augmentation des exportations, l’accroissement des investissements, le renforcement des industries, une compétitivité accrue et une amélioration des conditions de vie de la population kenyane ».

Henriette Geiger, ambassadrice de l’UE au Kenya : « Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, nos échanges commerciaux ont déjà augmenté de 20 %. Cela ne suffit pas ; nous voulons doubler nos échanges dans les années à venir et nous avons besoin de la mobilisation de tous pour y parvenir. Cela implique de sortir des sentiers battus ; cette stratégie de mise en œuvre constitue notre feuille de route pour identifier les domaines où nous pouvons concentrer nos efforts ». L’ambassadrice a souligné que l’accord va au-delà du simple accès préférentiel au marché en soutenant l’investissement, l’industrialisation, le commerce durable, la création de valeur ajoutée et l’intégration régionale. Elle a également encouragé les exportateurs kenyans à diversifier leurs activités au-delà des produits agricoles traditionnels.

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