La Nimba Mining Company (NMC SA), détenue à 100 % par l’État guinéen, a signé son premier accord minier. Les autorités qualifient cette signature d’étape majeure dans leur stratégie visant à renforcer le contrôle national sur les ressources minérales du pays. La cérémonie de signature s’est déroulée sous la présidence de Djiba Diakité, ministre-directeur de cabinet présidentiel et président du Comité stratégique du programme « SIMANDO 2040 ». Plusieurs personnalités étaient présentes, dont le secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, Morissanda Kouyaté, ainsi que d’autres représentants du gouvernement et des acteurs du secteur minier.
La Nimba Mining Company a été créée le 4 août 2025 et est détenue à 100 % par l’État guinéen. Sa création s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à renforcer la participation nationale à l’exploitation des ressources stratégiques et à accroître les retombées économiques du secteur minier. Lors de la cérémonie de signature, le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a retracé le processus diplomatique qui a permis de résoudre le différend entre l’ancienne société GAC et l’État guinéen, ouvrant la voie à la création de la Société minière Nimba. De son côté, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a expliqué que la nouvelle société avait recouvré l’intégralité de ses actifs, précisant que cela coïncidait avec l’exportation des premiers chargements de bauxite le 5 novembre 2025.
Le PDG de Nimba Mining, Patrice Lehelier, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à développer ses activités de manière à servir les intérêts de la Guinée. Djiba Diakite a déclaré que l’accord allait au-delà d’un simple arrangement administratif, le considérant comme un « pas vers le renforcement de la souveraineté » sur les ressources naturelles du pays, il a ajouté que la Guinée aspire à exploiter et à commercialiser directement ses ressources minérales sur les marchés internationaux, avec pour objectif à long terme de transformer la bauxite localement en alumine puis en aluminium, plutôt que de se contenter d’exporter la matière première.