Au moins 20 éléphants sont morts dans le sud du Kenya dans des circonstances mystérieuses, a rapporté l’Agence France-Presse (AFP).
Les premiers décès d’éléphants ont été enregistrés dans la réserve nationale d’Amboseli. La majorité des éléphants morts étaient des femelles et des mâles juvéniles. Avant sa mort, des symptômes courants ont été observés : faiblesse, paralysie des membres et difficultés respiratoires. Le délai entre l’apparition des premiers symptômes et la mort de l’animal pouvait aller jusqu’à trois jours. La dernière victime était un éléphant mâle de 11 ans, surnommé « Gengis Khan », décédé le 18 août.
Selon une hypothèse, les éléphants auraient été empoisonnés, car une forte concentration de cyanure aurait été trouvée dans les restes des animaux. Les experts examinent si les éléphants ont obtenu cette substance toxique via les cultures agricoles, l’eau ou les plantes sauvages. Mais des représentants des autorités locales, des agriculteurs et certains écologistes remettent en question l’hypothèse d’un empoisonnement. Ils expliquent qu’en cas d’empoisonnement, des hyènes, des vautours et d’autres animaux qui se nourrissent de cadavres d’éléphants auraient également été blessés, mais cela ne s’est pas produit.
Une autre hypothèse fait référence à une maladie inconnue qui ne toucherait que les éléphants. Les spécialistes de l’environnement estiment que le nombre réel d’éléphants morts pourrait être supérieur au nombre officiellement annoncé.