Fitch Ratings a relevé la perspective de la note de défaut émetteur à long terme de la Tanzanie, la faisant passer de stable à positive, tout en confirmant la note IDR du pays à B+. L’agence a indiqué que cette note reflète une forte croissance du PIB réel, une faible inflation et une dette publique relativement faible par rapport aux pays comparables. Selon l’analyse de Fitch, le renforcement des réserves internationales et la modération des déficits budgétaires ont contribué à contenir la dette publique. L’agence a également noté des améliorations dans le cadre et les opérations de politique macroéconomique de la Tanzanie, qui ont renforcé la capacité du pays à résister aux chocs économiques, même si certaines de ces mesures restent à tester compte tenu de leur mise en œuvre relativement récente.
En conséquence, Fitch prévoit un renforcement des réserves internationales de la Tanzanie sur la période de prévision, pour atteindre 7,9 milliards USD en 2028, contre 6,3 milliards USD fin 2025, ce qui permettrait de couvrir les paiements extérieurs actuels à hauteur de 3,3 mois. Ce délai demeure inférieur à la médiane de 4,2 mois prévue par le groupe B, même si la réduction des distorsions du marché des changes et une plus grande flexibilité du taux de change devraient atténuer les risques à court terme. L’agence entrevoit également la possibilité de constituer des réserves de change supplémentaires grâce aux avoirs en or non monétaire de la Banque de Tanzanie, estimés à 2,4 milliards de dollars américains. Ces réserves pourraient être vendues contre des devises ou converties en or monétaire, cette dernière opération étant déjà en cours.
Fitch prévoit que le déficit du compte courant de la Tanzanie se creusera pour atteindre 3,2 % du PIB en 2026, notamment en raison de l’impact de la guerre en Iran, avant de se réduire à 2,5 % du PIB en 2027-2028. La dette extérieure nette devrait diminuer pour s’établir à 38 % du PIB en 2028, un niveau toutefois supérieur à la médiane de 16 % prévue par le groupe B. L’agence prévoit que l’économie restera résiliente face au choc de la guerre en Iran, anticipant une croissance du PIB réel de 5,8 % en 2026, contre une médiane de 3,7 % pour les pays notés B.