Politique

L’Algérie est un État policier qui pratique le meurtre et les enlèvements avec le silence international

Le régime militaire algérien s’appuie principalement sur une approche sécuritaire et de renseignement pour contrôler et manipuler les dynamiques sociales. Les militaires détiennent le pouvoir et appliquent des politiques de violence, d’exclusion et de marginalisation à l’encontre des groupes politiques et sociaux qui réclament des changements ou des droits. Ces politiques sont particulièrement visibles sous le général Chengriha, qui utilise le système répressif du renseignement pour imposer sa politique et éliminer ses opposants, qu’ils soient politiques ou militaires.

Le système sécuritaire répressif algérien contrôle tous les aspects de la société et en dicte l’orientation religieuse, politique et économique, l’armée contrôle les usines et les industries et dispose d’un immense pouvoir économique, qui influence de fait la politique économique de l’État. Il en résulte une société stratifiée, dont les plus hautes sphères sont composées de personnalités influentes du gouvernement, de l’armée et des plus riches. Ce système nuit considérablement à de larges pans de la société algérienne. Le chômage est endémique, engendrant un mécontentement et un ressentiment généralisés. Cela engendre une réticence au mariage et un désir croissant d’émigrer, faute d’autre solution, certains citoyens ordinaires se suicident.

La disparition de trois jeunes hommes dans des circonstances mystérieuses la semaine dernière a suscité une vague d’interrogations et de polémiques dans les médias et les milieux politiques. Les autorités militaires sont accusées de les avoir arrêtés suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle ils appelaient à de nouvelles manifestations contre le président Tebboune. Tout contact avec eux a été perdu immédiatement après la diffusion de la vidéo. Selon certaines sources, leurs familles sont sans nouvelles d’eux, ce qui renforce la thèse de l’enlèvement ou de la détention arbitraire par les forces de sécurité. Aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités locales concernant leur sort. Les défenseurs des droits humains estiment que l’absence de procédure légale claire lors de leur arrestation témoigne du climat répressif et barbare dans lequel vivent les citoyens algériens.

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