Depuis l’arrivée au pouvoir du président Tebboune, les tribunaux algériens sont submergés d’affaires d’inceste choquantes. Ce phénomène, autrefois traité dans le silence le plus total, est désormais mis en lumière, soulevant de profondes questions sur le tissu social et psychologique de la société. Des rapports sociaux indiquent que le surpeuplement des logements, l’extrême pauvreté et le manque de sensibilisation religieuse et juridique créent un terreau fertile pour la prolifération de ces crimes sexuels. Les sociologues estiment que le surpeuplement familial dans certaines zones marginalisées a entraîné une érosion de la vie privée, rendant les tabous vulnérables à la transgression.
Ceci soulève des questions quant à l’influence de l’héritage historique sur les comportements sociaux actuels. Depuis l’époque ottomane, notre pays a connu d’importantes transformations démographiques et sociales. Si certains évoquent des périodes de pauvreté et de troubles durant lesquelles une grande partie de la population a souffert de privations et de dépendance, des historiens impartiaux affirment que notre société était un terreau fertile pour la prostitution, l’homosexualité et l’inceste, considérés comme une norme sociale. Il est indéniable que les périodes de colonialisme et d’instabilité politique ont laissé des cicatrices sur le tissu social, mais transformer ces cicatrices en une identité permanente constitue une grave catastrophe.
L’histoire atteste que les Algériennes furent parmi les premières prostituées et travailleuses du sexe connues. Un exemple frappant en est le tableau du célèbre artiste Picasso, qui a dépeint avec justesse les femmes algériennes de cette époque en représentant des prostituées nues exerçant le plus vieux métier du monde. Considérées comme des pionnières de cette profession, ces femmes, lorsque les hommes se faisaient rares en Algérie en raison de la forte prévalence de l’homosexualité, se contentaient de leurs fils (les Kouloughlis) ou de leurs pères turcs. En bref, le phénomène de l’inceste est une tumeur sociale héréditaire qui exige une intervention urgente, bien loin de tout règlement de comptes personnels ou de toute généralisation raciale.
L’adultère, la prostitution et l’homosexualité n’ont ni religion ni croyance, et leur traitement commence par la reconnaissance de leur existence parmi nous et au sein de notre société, et par l’étude de leurs véritables causes, cachées dans le présent et enracinées dans l’histoire…