En Algérie, un jeune homme d’une vingtaine d’années a cambriolé l’appartement de son employeur, situé dans une résidence huppée de la banlieue de la capitale. Le mode opératoire était pour le moins singulier : il a utilisé des clés qu’il a affirmé avoir trouvées par terre. Cette explication a suscité l’étonnement des magistrats, qui se sont demandé comment l’accusé avait pu savoir que ces clés appartenaient à l’appartement de la victime. L’accusé a été poursuivi pour un délit aggravé. De son côté, la défense a plaidé les circonstances atténuantes en raison de son jeune âge, espérant une chance de réinsertion — telle qu’une peine avec sursis — pour lui permettre de corriger son comportement.
À l’inverse, l’avocat de la partie civile a soutenu que l’accusé, actuellement en détention, est un délinquant récidiviste. Bien que son père ait restitué une somme estimée à 2 milliards de centimes, cela ne doit pas soustraire le coupable à la sanction pénale ; ce n’est en effet pas la première fois qu’il commet un vol selon ce même mode opératoire, échappant à l’emprisonnement grâce à l’intervention de son père auprès des victimes pour les indemniser. L’avocat a ajouté qu’au vu de cette situation, il n’excluait pas une complicité du père, s’interrogeant sur la manière dont ce dernier parvenait à indemniser les victimes à chaque incident de vol.