Cette démarche vise à répondre aux difficultés quotidiennes et sociales rencontrées par les Ivoiriens et à favoriser la réconciliation nationale, dans un contexte marqué par les divisions au sein de la société ivoirienne. Le parti a organisé, le samedi 10 octobre, une cérémonie pour dévoiler les détails de cette initiative, en l’absence de Laurent Gbagbo, actuellement hors du pays pour des raisons personnelles. Laurent Gbagbo avait annoncé cette initiative au début du mois de juillet dernier. Elle repose sur sept piliers issus de son programme électoral, élaboré en vue de l’élection présidentielle de l’année dernière — scrutin auquel il n’avait finalement pas pu participer faute de remplir les conditions d’éligibilité.
Jean-Gervais Tchéidé, premier vice-président exécutif du parti et responsable de la coordination nationale de l’initiative, a expliqué que le pacte aborde diverses questions préoccupant les citoyens, notamment la cherté de la vie, l’emploi des jeunes et la réconciliation nationale. Il a souligné que ce projet s’adresse « à tous les Ivoiriens, sans exception ». Dans le cadre de la mise en œuvre de cette initiative, le parti a désigné un « ambassadeur » pour chacun des sept piliers, chargé d’assurer la liaison avec la population à travers le pays jusqu’en décembre 2027, cette démarche vise à recueillir les préoccupations et les aspirations des citoyens en vue de l’élaboration d’un « Livre blanc » consignant les résultats des consultations, lequel sera présenté et adopté lors d’une conférence dédiée au pacte. Toutefois, malgré l’envergure de l’initiative, son impact institutionnel demeure incertain, faute de canaux parlementaires permettant de traduire ses propositions en mesures concrètes.
Selon l’analyste politique Abdourahmane Barry, l’objectif principal de cette initiative est de maintenir la présence du parti dans le débat public — après son absence à l’élection présidentielle de 2025 — tout en remobilisant ses partisans et en renforçant la cohésion de ses rangs, la cérémonie de samedi ne s’est pas limitée à la présentation des détails du pacte social ; elle a également servi à réaffirmer la cohésion du parti et la solidarité envers plusieurs de ses cadres faisant l’objet de poursuites judiciaires, dans un contexte de tensions persistantes entre le parti et les autorités.