La Russie et la République centrafricaine ont signé un accord visant à intégrer la langue russe dans les programmes des écoles publiques ; l’enseignement débutera dans trois écoles pilotes pour les élèves à partir de la sixième année (équivalent de la 6e en France). Le ministère russe de l’Éducation a annoncé, le 1er octobre, la signature de cette décision lors de la première réunion de la commission intergouvernementale russo-centrafricaine de coopération commerciale, économique, scientifique et technique, tenue à Bangui, la capitale. Les autorités locales désigneront les trois écoles participant au projet, tandis que la partie russe enverra des enseignants pour dispenser les cours dans le cadre du programme « L’enseignant russe à l’étranger ».
En préparation de ce projet, Moscou a remis aux autorités éducatives centrafricaines 500 exemplaires de manuels destinés à l’enseignement du russe comme langue étrangère, élaborés par des spécialistes de l’Université pédagogique d’État de Lipetsk. Les deux parties ont également discuté de la possibilité de créer un département de langue russe à l’Université de Bangui, ainsi que d’un projet de complexe scolaire dispensant un enseignement en russe selon les normes éducatives russes, tout en tenant compte des spécificités du système éducatif local. L’introduction du russe dans les écoles publiques s’inscrit dans le prolongement d’initiatives antérieures visant à enseigner cette langue dans le pays ; en effet, depuis 2024, des enseignants de la « Maison russe » à Bangui organisaient déjà des cours de russe dans des écoles privées, avant l’annonce de son intégration au programme scolaire public.
Cette expansion éducative coïncide avec le renforcement des relations entre Moscou et Bangui ; le gouvernement centrafricain bénéficie en effet du soutien de la Russie, tandis que la coopération entre les deux pays s’étend aux domaines sécuritaire, politique et économique. La Russie œuvre à renforcer sa présence en Afrique par le biais de multiples partenariats englobant l’éducation et la culture, parallèlement à la coopération en matière de sécurité.