Politique

Premiers pourparlers au Sénégal entre l’Alliance des États du Sahel et la CEDEAO

Les premiers pourparlers entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont débuté au Sénégal, ce samedi 17 octobre 2026. Cette rencontre vise à examiner les mécanismes de coopération future entre les deux parties ; il s’agit d’une première depuis le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation régionale, survenu le 28 janvier 2024. Ces discussions ont pour objectif d’ouvrir des canaux de dialogue entre les deux blocs et d’étudier les modalités de régulation de leurs relations pour la période à venir. Chaque partie cherche à défendre les intérêts des États et des populations qu’elle représente, tout en évitant toute escalade susceptible de nuire à la stabilité et à la coopération régionale en Afrique de l’Ouest.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, représente les intérêts de la CEDEAO lors de ces négociations, tandis que le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, représente l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Selon la position de l’Alliance des États du Sahel, ces pourparlers ne visent pas à discuter d’un éventuel retour des trois pays au sein de la CEDEAO. Ils cherchent plutôt à instaurer une nouvelle phase dans les relations entre les deux parties et à établir un cadre régissant leur coopération sur des dossiers d’intérêt commun, dans ce contexte, la partie sahélienne souligne que l’objectif est d’« ouvrir une nouvelle page pour officialiser de nouvelles relations » entre l’Alliance et la Communauté économique.

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Cette démarche reflète une volonté d’établir des arrangements futurs tenant compte de la nouvelle donne régionale, permettant aux deux parties de traiter les questions d’intérêt commun, indépendamment des divergences politiques et institutionnelles. De son côté, le négociateur en chef de la CEDEAO, l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté, a déclaré que la rencontre visait, avant tout, à jeter les bases d’une coopération durable entre les deux parties. Il a insisté sur l’importance de parvenir à des ententes permettant d’éviter une escalade des tensions entre les deux blocs.

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