Economie

La Banque mondiale définit une feuille de route pour la croissance urbaine en Afrique

Le Groupe de la Banque mondiale préconise des investissements ciblés dans les villes d’Afrique subsaharienne afin de stimuler la croissance économique, d’attirer des capitaux privés et de créer des emplois, dans un contexte d’expansion des populations urbaines. Selon un rapport de l’institution, la région comptera 748 millions de citadins supplémentaires entre 2025 et 2050, ce qui constitue une opportunité de renforcer la productivité et de soutenir une population active en pleine croissance. Le rapport, intitulé *L’éveil urbain de l’Afrique subsaharienne : catalyser la croissance économique et la création d’emplois*, soutient que l’urbanisation peut devenir un moteur majeur du développement économique si les gouvernements prennent des décisions stratégiques en matière d’infrastructures, de transports, de logement et d’aménagement urbain.

Il souligne les avantages économiques des villes, où les ménages dépensent nettement plus par adulte que les ménages ruraux ayant un niveau d’éducation équivalent, ce qui témoigne d’un accès à des opportunités d’emploi plus nombreuses et de meilleure qualité. Une grande partie des infrastructures nécessaires pour accueillir les futures populations urbaines d’Afrique subsaharienne reste à construire. Le rapport y voit une occasion pour les gouvernements d’orienter le développement des villes et de veiller à ce que l’activité économique, les entreprises et les travailleurs soient géographiquement plus proches les uns des autres. Paschal Donohoe, directeur général et directeur des connaissances du Groupe de la Banque mondiale, déclare : « Une grande partie des infrastructures urbaines nécessaires aux futures villes d’Afrique subsaharienne reste à construire.

Cela offre une opportunité majeure : les décisions prises dès aujourd’hui sur la localisation et les modalités de croissance des villes peuvent contribuer à créer des emplois, à accroître la productivité et à attirer des investissements privés pour les décennies à venir ». Le rapport préconise des approches différenciées selon qu’il s’agit de grandes métropoles, de périphéries urbaines en expansion ou de villes plus petites, reconnaissant que chacune est confrontée à des défis de développement qui lui sont propres. Dans les grandes villes, les gouvernements sont encouragés à investir dans les infrastructures, les transports publics et les logements abordables, dans des zones propices au regroupement des entreprises et facilitant l’accès à l’emploi.

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