Une réunion de haut niveau s’est tenue le samedi 17 juin 2026 dans la capitale togolaise, Lomé, consacrée à l’examen des moyens de renforcer la cohésion et de consolider le processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs. Aucune nouvelle initiative de paix n’a été annoncée à l’issue de la réunion, mais les participants se sont accordés sur la nécessité de réorganiser et de renforcer la médiation africaine au cours de l’année 2026. Il a été décidé de nommer cinq facilitateurs adjoints, tous d’anciens chefs d’État africains, dans le but de donner au processus de médiation davantage d’efficacité et de focalisation. Une feuille de route comportant un calendrier clair des actions à venir a également été présentée, les facilitateurs adjoints devant entamer une tournée régionale dans les prochaines semaines.
Cette tournée devrait inclure des visites à Kinshasa, Kigali, Kampala et Bujumbura, l’ensemble de ces déplacements devant être achevé avant la tenue du sommet des chefs d’État de l’Union africaine prévu en février 2026. En marge de ce sommet, les facilitateurs adjoints tiendront des rencontres avec deux personnalités centrales de l’Union africaine : le président sortant de l’Union, João Lourenço, et le nouveau président, Évariste Ndayishimiye. Par ailleurs, les conclusions de la réunion de Lomé ont inclus une restructuration de l’équipe des facilitateurs africains, actuellement présidée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, en collaboration avec l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde. Cette réorganisation vise à répartir plus clairement les responsabilités en fonction des dossiers en cours.
Selon cette nouvelle répartition :
– Olusegun Obasanjo sera chargé des questions de défense et de sécurité ;
– Sahle-Work Zewde supervisera les questions humanitaires ;
– L’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta dirigera le dialogue avec les groupes armés, y compris les négociations entre le M23 et le gouvernement congolais ;
– L’ancienne présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, suivra les affaires de la société civile ;
– L’ancien président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, prendra en charge le dossier de l’intégration régionale, notamment dans les secteurs de l’énergie et des minerais.