Le chef du gouvernement d’unité nationale libyen, Abdelhamid Dbeibah, a annoncé que la Libye signera ce dimanche un partenariat stratégique avec des compagnies internationales pour l’extension et le développement de la zone franche de Misrata, avec des investissements estimés à environ 2,7 milliards de dollars. Il a précisé que ces accords, conclus avec des entreprises qatariennes, italiennes et suisses, devraient générer des revenus d’exploitation annuels d’environ 500 millions de dollars, tout en créant 8 400 emplois directs et près de 60 000 emplois indirects.
Parmi les entreprises concernées figure la société « MCS » spécialisée dans le transport maritime. Selon Abdelhamid Dbeibah, ce partenariat vise à porter la capacité du port de la zone franche à 4 millions de conteneurs par an, d’après l’agence Reuters. Il a souligné que « ce projet ne renforce pas seulement la position de la Libye parmi les plus grands ports de la région en termes de taille et de capacité, mais il repose également sur des financements d’investissement étranger direct dans le cadre d’un partenariat international intégré qui prend en charge le développement et l’exploitation selon des arrangements clairs, garantissant ainsi la réalisation du projet sans imposer de charges supplémentaires au budget de l’État ».
Il a ajouté que cela « traduit notre orientation vers l’introduction de financements extérieurs productifs pour dynamiser l’économie, moderniser les infrastructures et transformer les actifs de l’État en plateformes génératrices de revenus durables ». L’économie libyenne repose très largement sur le pétrole, qui représente plus de 95 % du produit intérieur. La ville de Misrata se situe à environ 200 kilomètres à l’est de la capitale Tripoli. Le port s’étend sur une vaste superficie d’environ 470 feddans (environ 197 hectares), selon le site officiel de la zone franche.