Société

Gabon : Les enseignants se disent prêts à négocier après six semaines de grève

Le mouvement SOS Éducation, qui mène une grève des enseignants au Gabon depuis six semaines, paralysant le système éducatif du pays, a annoncé être prêt à entamer des négociations formelles avec le gouvernement sous l’égide du médiateur désigné par le président Brice Clouteire Olégué Nguema, à condition que ses conditions préalables à la reprise des cours soient remplies. Cette annonce a été faite lors de l’assemblée générale du mouvement à Libreville, la capitale, où les enseignants grévistes ont approuvé à l’unanimité la nomination du médiateur par le président pour faciliter le dialogue entre les deux parties.

Au cours de cette réunion, le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a expliqué que « le dialogue entre le gouvernement et le mouvement SOS Éducation est au point mort, et la nécessité d’un médiateur est évidente, le président m’a nommé », insistant sur l’importance de libérer les responsables syndicaux avant toute négociation. La professeure Mayema, l’une des figures de proue du mouvement, a indiqué que la libération de Marcel Lipama et Simon Ndong Edzo, deux syndicalistes emprisonnés pour avoir soutenu la grève, est la condition sine qua non de la reprise des cours. Elle a déclaré : « Nous voulons que le gouvernement prenne l’initiative et libère les prisonniers afin que nous puissions entamer des négociations ».

Le mouvement a également révélé avoir nommé neuf négociateurs, chacun représentant une des neuf régions du Gabon. Parmi eux, Honorine Angui Mintsa a affirmé : « Nous avons reçu une proposition pour entamer des négociations sur un protocole visant à mettre fin à la crise. Dès que tous les membres du mouvement auront approuvé ce protocole, nous mettrons fin au mouvement ou le suspendrons et retournerons en classe ». Parallèlement, la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume Leclercq, a confirmé avoir tenu plusieurs réunions avec les chefs d’établissement pour discuter de la réouverture des écoles fermées. Elle a expliqué que l’objectif est « d’éviter aux écoles gabonaises de perdre une année scolaire entière », malgré les conditions que les syndicats continuent d’imposer à la reprise des cours.

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