Société

L’Éthiopie déclare le virus Marburg maîtrisé

Le gouvernement éthiopien a déclaré la fin de la première épidémie de virus Marburg dans le pays, après 42 jours consécutifs sans nouveau cas. Les autorités ont confirmé que l’épidémie, qui a débuté en novembre 2025 dans le sud de l’Éthiopie, a été maîtrisée en moins de trois mois grâce à une réponse nationale rapide, soutenue par l’Organisation mondiale de la Santé. Selon les données officielles, 14 cas confirmés du virus ont été enregistrés, dont 9 décès et 5 guérisons, auxquels s’ajoutent 5 décès classés comme probables. L’épidémie s’est propagée dans quatre zones : Jinka, Mali et Arba Menshe dans la région des nations, nationalités et peuples du Sud, et Hawassa dans la région de Sidama. 857 contacts ont été identifiés et suivis pendant 21 jours.

Trois professionnels de santé ont été infectés ; deux sont décédés et le troisième est guéri. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé avoir activé ses mécanismes d’intervention d’urgence dans les 24 heures suivant la confirmation de l’épidémie, déployant des dizaines d’experts dans les zones touchées et fournissant du matériel médical d’urgence, notamment des outils de diagnostic, du matériel d’isolement et des kits de traitement. Le ministre éthiopien de la Santé, Mekdes Deba, a souligné que les investissements antérieurs dans les infrastructures sanitaires, notamment le développement de laboratoires et de systèmes de surveillance ainsi que la formation du personnel, ont contribué à la détection précoce de l’épidémie, à l’expansion des capacités de diagnostic et à la garantie de la continuité des services de santé essentiels.

Le virus Marburg provoque une maladie grave, souvent mortelle. Il se transmet à l’homme par les chauves-souris, puis par contact avec les fluides corporels de personnes infectées ou des matières contaminées. À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué, mais des candidats sont en cours d’essais cliniques et des études montrent qu’une prise en charge précoce améliore les taux de survie.

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