Politique

Burhan, de l’État de Gezira : Pas de paix avec ceux qui ont tué, pillé et déplacé des Soudanais

Le président du Conseil de souveraineté soudanais et commandant en chef des forces armées, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, a déclaré qu’il n’y aurait pas de paix avec ceux qui ont tué, pillé et déplacé des citoyens soudanais. Il a fait cette déclaration lors d’une allocution publique prononcée dans l’État de Gezira devant un rassemblement d’habitants, d’agriculteurs et de chefs soufis. Concernant la paix avec les Forces de soutien rapide (FSR), Burhan a remis en question avec véhémence la faisabilité de toute négociation avec une partie qui a perpétré des meurtres, des pillages et des déplacements de population.

Il a catégoriquement rejeté l’idée de retourner à la table des négociations avec ceux qu’il a qualifiés d’ennemis, affirmant qu’un tel retour ne ferait que perpétuer la même tragédie. Il a lancé un appel ouvert à ceux qu’il a décrits comme des individus égarés combattant aux côtés des FSR, les exhortant à déposer les armes et à rentrer chez eux. Il a souligné que la porte de l’amnistie restait ouverte, que le pays leur appartenait et qu’ils devaient se défaire de ceux qui les menaient à leur perte. Burhan a également mis en avant ce qu’il a décrit comme le soutien populaire total aux forces armées, indiquant que l’ensemble du peuple soudanais soutenait l’armée. Il a notamment mentionné les chefs et cheikhs des ordres soufis, les considérant comme un pilier du pays grâce à leurs prières et leur soutien indéfectible à l’armée.

Mardi, Burhan a affirmé que les forces armées atteindraient n’importe quel point du Soudan, peu après avoir annoncé l’ouverture de la route vers Kadugli, capitale de l’État du Kordofan du Sud, dans le sud du pays, et la levée du siège suite aux affrontements avec les Forces de soutien rapide (FSR). Depuis avril 2023, l’armée soudanaise et les FSR s’affrontent en raison de désaccords concernant l’unification de l’institution militaire. Cette situation a engendré l’une des pires crises humanitaires au monde. La guerre, qui a débuté il y a près de trois ans, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de 11 millions de personnes.

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