Alors que le monde suit encore le scandale Jeffrey Epstein, en Algérie, un nouveau scandale de très grande ampleur éclate, sur le même schéma. La cour criminelle de justice de Batna a condamné un instituteur d’une école primaire mixte (filles et garçons) au marché de la commune de Brikka, au sud de la Wilaya de Batna, à la réclusion à perpétuité pour viol sexuel sur des élèves filles et garçons à l’intérieur même de la salle de classe mixte. Cette affaire a suscité de nombreuses interrogations sur le système éducatif du pays, surtout avec la propagation du phénomène de viol sur mineurs et d’atteintes à leur honneur. Elle fait suite aux plaintes déposées par les parents d’élèves contre cet instituteur, accusé par 34 fillettes et 25 garçons de les avoir violés avec violence, en profitant de leur jeune âge et de la faiblesse de leurs corps…
Lors du procès, un consensus total s’est dégagé chez les élèves filles et garçons, qui ont affirmé que l’instituteur accusé les exploitait sexuellement, tantôt par la menace, tantôt en leur offrant des bonbons et du chocolat comme moyen de séduction et d’attraction. Cet accord unanime des élèves sur les mêmes faits sexuels répétés a provoqué un choc général dans la société. Le médecin du marché a révélé que la plupart des fillettes avaient perdu leur virginité, et que les garçons victimes présentaient désormais des tendances sexuelles homosexuelles. Des manifestations massives ont eu lieu, s’étendant même au directeur de l’école du marché, située sur la route Biskra–Brikka, accusé de s’être rendu complice et de n’avoir rien remarqué des faits graves survenus dans la classe aménagée de manière secrète pour permettre ces viols et actes de déviance sexuelle : vitres masquées par des journaux, porte de la classe toujours fermée à clé jusqu’à la fin de l’heure de cours.
Le « loup humain » (63 ans, marié) a nié toutes les accusations portées contre lui, qualifiant l’affaire de montage orchestré par certains parents d’élèves et voisins avec qui il avait eu des différends. De son côté, le directeur de l’école a déclaré que l’instituteur embrassait ses élèves sur la bouche dans la cour de l’établissement « comme ses propres enfants », et qu’il n’avait rien remarqué de contraire aux bonnes mœurs pour qu’on l’accuse de complicité, comme le prétendent les parents… Embrasser les élèves sur la bouche et ne rien voir d’immoral : c’est précisément ce qui renforce l’hypothèse d’une complicité entre le directeur et ce vieil homme déviant.