Un porte-parole de l’UNICEF a déclaré : « L’accès aux personnes dans le besoin se réduit comme peau de chagrin, les financements sont désespérément insuffisants et les combats s’intensifient », ajoutant : « Le monde ne peut plus fermer les yeux sur le sort des enfants du Soudan ». Les Nations Unies ont alerté mardi sur l’urgence de la situation pour les enfants malnutris au Soudan, appelant la communauté internationale à « cesser de détourner le regard ». La région du Darfour, dans l’ouest du Soudan, est en proie à une famine généralisée, selon les alertes lancées la semaine dernière par des experts soutenus par l’ONU, ce conflit, qui oppose l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide, a plongé des millions de personnes dans la famine et le déplacement, les privant d’aide humanitaire.
Des experts internationaux en sécurité alimentaire ont confirmé que la malnutrition aiguë a franchi le seuil de famine dans deux autres zones du nord du Darfour : Um Buru et Karnoi. Le porte-parole de l’UNICEF, Ricardo Perez, a déclaré que la situation des enfants s’aggrave de jour en jour, avertissant que « le temps presse pour eux ». Lors d’une conférence de presse à Genève, il a ajouté que plus de la moitié des enfants de certaines régions du Nord-Darfour souffrent de malnutrition aiguë. M. Perez a expliqué que les jeunes enfants et les plus petits sont les premiers touchés par la faim et la malnutrition sévères, soulignant que ce phénomène est très répandu au Soudan.
Il a averti que la hausse des températures, les diarrhées et les maladies respiratoires, conjuguées à une couverture vaccinale insuffisante, à l’eau potable insalubre et à l’effondrement du système de santé, transforment des maladies traitables en « condamnations à mort » pour les enfants déjà souffrant de malnutrition. M. Perez a poursuivi : « L’accès aux personnes dans le besoin se réduit comme peau de chagrin, les financements sont désespérément insuffisants et les combats s’intensifient. L’accès humanitaire doit être autorisé et le monde doit cesser de fermer les yeux sur le sort des enfants du Soudan».