Economie

FMI : Le Mozambique a besoin d’ajustements budgétaires face à l’aggravation de ses problèmes de financement

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que le Mozambique doit mettre en œuvre des ajustements budgétaires ambitieux pour atténuer l’aggravation de sa crise de la dette, notamment les retards de paiement et l’accès limité au financement extérieur, qui pèsent lourdement sur l’économie. Le déficit budgétaire devrait avoir diminué à 4,5 % du PIB l’an dernier, contre 6,2 % en 2024, grâce à la réduction des dépenses en biens, services et investissements. Cependant, la hausse des charges d’intérêts menace de creuser le déficit dans les années à venir. Dans un rapport publié à l’issue de son examen annuel du Mozambique, le FMI a également constaté que les banques locales, principaux acheteurs de la dette publique, ont atteint leurs limites de remboursement, tandis que le financement extérieur net est devenu négatif.

Les administrateurs ont souligné l’urgence d’une consolidation budgétaire ambitieuse et efficace pour réduire les besoins de financement et rétablir la viabilité de la dette. Ils ont préconisé de limiter les dépenses salariales, d’élargir l’assiette fiscale et d’améliorer la gestion de la dette. Les seules obligations du Mozambique libellées en dollars sont sous pression depuis que le président Daniel Chapecoense a évoqué, en janvier, la possibilité d’une renégociation de la dette. Le président n’a pas précisé si ces obligations seraient incluses dans la renégociation, mais a indiqué que l’accent serait mis sur la renégociation de la dette avec les « partenaires internationaux » une fois un nouvel accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le FMI a mis en garde contre les risques liés à des conditions monétaires restrictives, soulignant que les efforts déployés par la Banque du Mozambique pour stabiliser l’inflation et gérer les pénuries de devises étrangères laissaient peu de marge de manœuvre pour un nouvel assouplissement monétaire. Le FMI a également insisté sur la nécessité d’une plus grande flexibilité du taux de change pour soutenir l’ajustement extérieur et la croissance. Malgré l’optimisme suscité par la reprise d’un important projet de gaz naturel liquéfié (GNL) et le retrait du Mozambique de la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI), le FMI a mis en lumière les risques de dégradation liés au poids de la dette publique, aux problèmes de sécurité, aux catastrophes naturelles et à la fragilité institutionnelle.

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