Le Réseau des médecins soudanais a signalé jeudi que plus de 3 000 personnes déplacées de la région de Mustariha, dans l’État du Darfour-Nord, souffrent d’un manque d’abri, de nourriture et d’eau suite aux attaques des Forces de soutien rapide (FSR). Cette organisation non gouvernementale a déclaré dans un communiqué de presse publié sur la plateforme de la société américaine X : « Les familles déplacées de la région de Mustariha, dans l’État du Darfour-Nord (ouest du Soudan), à la suite des attaques des FSR, vivent dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles, sans abri, sans nourriture et sans eau potable».
Le communiqué poursuit : « Les habitants ont été contraints de fuir leurs foyers en raison des attaques armées, sans aucun bien ni provisions, se retrouvant du jour au lendemain à la rue, confrontés à des conditions extrêmes qui mettent leur vie en danger.» Le réseau a ajouté que « plus de 3 000 personnes déplacées, majoritairement des femmes, des enfants, des personnes âgées et des femmes enceintes, souffrent de conditions sanitaires et humanitaires extrêmement dangereuses qui nécessitent une intervention urgente et immédiate afin d’éviter une catastrophe humanitaire imminente ». Le réseau a lancé un appel aux organisations internationales et humanitaires pour qu’elles « fournissent d’urgence des abris, de la nourriture, de l’eau potable et des soins de santé d’urgence afin de secourir ces familles sinistrées dont les maisons ont été réduites en ruines après avoir été, pour la plupart, incendiées et pillées par les Forces de soutien rapide ».
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré mardi que les personnes déplacées de Mustariha se sont dispersées dans différentes localités du comté de Kabkabiya, dans l’État du Darfour-Nord. Le même jour, l’Association soudanaise des avocats d’urgence (une organisation non gouvernementale) a rapporté que les Forces de soutien rapide avaient attaqué Mustariha lundi, menant un raid armé et incendiant des maisons. Elle a ajouté que le raid avait été précédé de frappes de drones sur des sites de la région, notamment le centre de santé, le marché et des habitations, faisant des morts et des blessés parmi les civils et provoquant le déplacement des habitants.