Economie

Standard & Poor’s abaisse à nouveau la note de crédit du Sénégal

Standard & Poor’s a abaissé une nouvelle fois la note de crédit du Sénégal, reflétant les pressions financières croissantes que subit le pays, dans un contexte de hausse attendue de la dette publique et de difficultés accrues à financer le budget dans les années à venir, l’agence a annoncé l’abaissement de la note en monnaie locale du Sénégal de B- à CCC+, le plaçant dans la catégorie « à haut risque », ce qui indique un risque élevé lié à sa capacité de remboursement. Elle explique que le budget 2026 sera difficile à mettre en œuvre, notamment en raison de la hausse des taux d’intérêt mondiaux, qu’elle attribue en partie aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient.

Cette dégradation de la note augmentera le coût des emprunts pour le gouvernement de Dakar, alors que le pays attend toujours un accord avec le Fonds monétaire international sur un nouveau programme de financement. Selon l’agence, le service de la dette représente actuellement environ un quart des recettes du pays, tandis que les besoins de financement atteignent près de 26 % du PIB, témoignant de la fragilité de la situation financière. Le Sénégal est confronté à un défi majeur : son accès limité aux marchés internationaux. Cette situation est due à la révélation, en 2024, d’une dette cachée d’environ 13 milliards de dollars, héritée de l’administration précédente et transmise au gouvernement actuel.

De fait, le pays est isolé des marchés mondiaux de la dette, ce qui le contraint à dépendre davantage du marché régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où les prêts ont des échéances plus courtes et des coûts plus élevés. Dans ce contexte, le gouvernement se trouve contraint de rembourser ses dettes plus rapidement et à des taux d’intérêt plus élevés. La dette publique s’élève officiellement à environ 118 % du PIB, et pourrait atteindre 131 % en incluant la dette des entreprises publiques et les arriérés. Les négociations avec le Fonds monétaire international sont au point mort, ce qui accroît encore l’incertitude quant à la trajectoire budgétaire du pays.

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