Dix personnes ont trouvé la mort et cinq autres ont été blessées, dont trois grièvement, dans l’effondrement d’une mine d’or illégale située dans la région de Funduzi, dans la province de Manica, au centre du Mozambique. Le ministre provincial, Lourenço Lindonde, a confirmé que l’effondrement, survenu dimanche à l’intérieur de la mine, a fait dix morts et cinq blessés graves. Trois des blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital régional dans un état critique. La gouverneure de la province de Manica, Francisca Thomas, a indiqué que sept personnes sont décédées sur les lieux, tandis que deux autres ont succombé à leurs blessures à leur arrivée à l’hôpital.
Elle a expliqué que ce type de tragédie est fréquent, notamment pendant la saison des pluies, lorsque le sol devient instable et sujet aux glissements de terrain. Elle a ajouté que des efforts sont déployés pour mobiliser et sensibiliser les mineurs traditionnels afin qu’ils prennent toutes les précautions nécessaires pour éviter des accidents mortels. La zone de Ciese Caros, théâtre de cette tragédie, est devenue l’un des plus importants centres d’extraction d’or de la province de Manica, attirant plus de 10 000 personnes, mozambicaines et étrangères, qui affluent vers les mines. Des hommes et des femmes de tous âges arrivent quotidiennement, y compris des fonctionnaires qui quittent temporairement leur emploi pour gagner rapidement leur vie grâce à l’exploitation minière.
Ciece Caros est une zone minière non réglementée, comptant des centaines de puits, certains profonds, exploités par des personnes venues de différentes régions du pays. La région a également vu se développer diverses activités commerciales, créant une économie parallèle que les autorités sont incapables de contrôler ou de réglementer. La catastrophe minière de Ciese Caros n’est pas un cas isolé ; la province de Manica a déjà connu plusieurs accidents similaires, dont beaucoup sont liés à des glissements de terrain pendant la saison des pluies.