Des chauffeurs de transport dans au moins trois régions de Guinée-Bissau, dont la capitale, se sont mis en grève mardi après que le gouvernement a augmenté les prix du carburant en réponse à la guerre contre l’Iran, tout en interdisant toute hausse des tarifs des transports en commun. Des habitants ont signalé que les chauffeurs de taxi et de minibus à Gabo, la plus grande ville de l’est du pays, et à Mansão, ont cessé le travail, obligeant les passagers potentiels à parcourir de longues distances à pied.
À Bissau, la capitale, les minibus d’une capacité d’au moins 15 passagers ont entamé leur grève mardi, et les taxis devraient les rejoindre mercredi, selon Karam Gassama, président du syndicat national des chauffeurs. Les gouvernements africains ont imposé de fortes hausses des prix du carburant face à l’augmentation des cours mondiaux du pétrole due à la guerre contre l’Iran, ce qui menace de déclencher une vague d’inflation sur le continent. La semaine dernière, le gouvernement de Guinée-Bissau a augmenté le prix du diesel de 700 à 898 francs CFA le litre et celui de l’essence de 794 à 899 francs CFA le litre.
Ce gouvernement, arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire en novembre, a également interdit toute hausse des tarifs des transports en commun. Depuis deux semaines, une pénurie de carburant frappe une grande partie de ce pays d’Afrique de l’Ouest, déjà pauvre, qui, comme d’autres pays de la région, dépend fortement des importations de pétrole. Le gouvernement de Guinée-Bissau, dirigé par le général Horta Inta-A, n’a fait aucun commentaire sur les grèves des transports mardi.