Société

17 millions de variations génétiques : le gouvernement révèle l’« empreinte génétique » des Égyptiens

Dans une avancée scientifique remarquable, le ministre égyptien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Dr Abdel Aziz Qansouh, a annoncé la publication des résultats d’une étude exhaustive portant sur le séquençage complet du génome de 1 024 citoyens égyptiens issus de 21 gouvernorats. Cette étude place l’Égypte sur la carte mondiale de la génomique et présente l’empreinte génétique égyptienne à l’international. Le Dr Qansouh a confirmé que les résultats, publiés avec la participation de scientifiques égyptiens, ont permis d’identifier environ 17 millions de variations génétiques uniques, jusqu’alors non répertoriées dans les bases de données mondiales, dotant ainsi le pays d’une « référence génétique nationale ».

Selon le ministre, l’étude a révélé une composante génétique égyptienne distinctive, représentant 18,5 % de la population, ce qui explique les différences de réaction aux maladies et aux médicaments par rapport à d’autres populations. Cette découverte ouvre la voie à une médecine personnalisée, adaptée au code génétique de chaque citoyen. Dans ce contexte, la présidente par intérim de l’Académie de la recherche scientifique et de la technologie, la Dre Gina El-Feky, a déclaré que cette réalisation concrétise le mandat présidentiel visant à doter l’Égypte de ses propres capacités scientifiques et de recherche souveraines, et constitue une pierre angulaire de la transition vers un système de médecine personnalisée. L’étude a révélé une surprise scientifique quant à l’importance de la « standardisation nationale », indiquant que le recours aux normes européennes pour le diagnostic des maladies peut conduire à des résultats inexacts pour les Égyptiens atteints de maladies graves telles que les accidents vasculaires cérébraux et les maladies rénales.

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Le chercheur principal du projet, le Dr Khaled Amer, a révélé que l’étude représente un tournant décisif qui redéfinit le paysage de la médecine préventive en Égypte sur des bases scientifiques garantissant la précision des tests et des diagnostics. Le Dr Ahmed Mostafa, chef du département de bioinformatique du centre et professeur de sciences des données génomiques à l’université, a souligné que l’équipe de recherche a démontré concrètement l’insuffisance des normes internationales à elles seules pour garantir la précision médicale, insistant sur la nécessité d’une approche spécifiquement égyptienne pour améliorer la santé publique.

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