Le groupe Vodacom a publié un livre blanc analysant comment le secteur des TIC en Afrique peut réduire ses émissions de carbone tout en poursuivant le développement des infrastructures numériques et de la connectivité sur le continent. Intitulé « Décarboner le secteur des TIC en Afrique », ce rapport aborde la tension croissante entre la demande énergétique et la nécessité d’opérations à faible émission de carbone. Il souligne comment des secteurs tels que les télécommunications, la santé, les mines et l’industrie manufacturière restent dépendants des générateurs diesel en raison de la fragilité des réseaux électriques.
Le rapport identifie des obstacles structurels qui ralentissent la transition vers les énergies renouvelables, notamment la faiblesse des réseaux électriques, les difficultés financières rencontrées par les fournisseurs d’énergie, la complexité des réglementations et l’accès limité aux investissements. Ces contraintes contraignent de nombreuses industries à recourir à des sources d’énergie de secours fortement émettrices de carbone pour maintenir leurs activités. Ayman Essam, directeur des affaires extérieures du groupe Vodacom : « La décarbonation en Afrique ne peut être abordée isolément ni sous l’angle d’un seul secteur. Bien que nous ayons pour ambition d’atteindre la neutralité carbone, les progrès dépendent d’une transformation systémique de l’écosystème énergétique.
Cela implique des politiques favorisant la participation du secteur privé, de nouveaux modèles de financement et des partenariats permettant de déployer les solutions d’énergies renouvelables à plus grande échelle, au-delà des organisations individuelles». Le livre blanc présente plusieurs pistes pour accélérer les progrès, notamment des réformes permettant une plus grande participation du secteur privé aux marchés de l’énergie et le recours à des modèles d’approvisionnement en énergies renouvelables tels que les contrats d’achat d’électricité (CAE), il souligne également l’importance des systèmes énergétiques décentralisés, notamment les mini-réseaux, comme solution pratique pour alimenter les infrastructures isolées telles que les stations de base mobiles, en particulier dans les zones mal desservies.
Vodacom indique avoir couvert 100 % de sa consommation d’électricité du réseau par des énergies renouvelables au cours du dernier exercice financier, réduisant ainsi ses émissions de portée 2 (liées au marché) à un niveau quasi nul pour la plupart de ses activités.