Le procès de Christopher Okello Onyom, accusé du meurtre de quatre enfants dans une crèche, s’est ouvert hier à Kampala, la capitale ougandaise. L’affaire a choqué le pays par sa brutalité. Bien que l’accusé ait avoué le crime lors de l’enquête préliminaire, selon l’accusation, il s’est rétracté lors de l’audience d’ouverture, plaidant « non coupable » des accusations de meurtre portées contre lui, ce qui a provoqué une vive émotion dans la salle d’audience. Les faits remontent au 2 avril, lorsque l’accusé a poignardé quatre enfants, âgés de 15 mois à 2 ans et demi, dans une crèche du quartier de Gagaba, avant d’être appréhendé alors qu’il tentait de s’enfuir.
L’accusation a déclaré que l’accusé avait précédemment avoué avoir tué les enfants, justifiant ses actes par une croyance perverse selon laquelle le « sacrifice humain » lui apporterait la richesse, un mobile que les autorités ont jugé choquant. Lors de l’audience, qui s’est tenue sous des tentes dressées pour accueillir le public, une employée du centre a livré un témoignage poignant décrivant l’agression. Elle a déclaré avoir vu l’un des enfants couvert de sang avant que l’accusé ne tente de l’agresser elle aussi. Le tribunal a également entendu les témoignages de plusieurs parents qui ont raconté l’horreur de l’annonce de l’attaque et leur douloureux trajet jusqu’à l’hôpital pour identifier les corps de leurs enfants.
Une mère, Stella Abulot, s’est évanouie juste après avoir témoigné.
Le tribunal a décidé de reporter les audiences à mercredi, la procédure judiciaire se poursuivant dans l’une des affaires les plus tragiques de l’histoire moderne du pays. L’affaire continue de susciter une vive indignation et une profonde douleur en Ouganda, et des voix s’élèvent pour réclamer la peine maximale contre l’accusé s’il est reconnu coupable.