Politique

Le Soudan du Sud mis en garde par les pays occidentaux contre toute modification de l’accord de paix de 2018

Un groupe de missions diplomatiques au Soudan du Sud a vivement critiqué vendredi la légitimité du dispositif de transition du pays, affirmant que l’accord de paix de 2018 demeure le seul cadre juridique régissant le gouvernement de transition. Dans une déclaration conjointe, les ambassades du Canada, de la France, de l’Allemagne, du Japon, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que la délégation de l’Union européenne, ont réaffirmé leur soutien à un processus de paix durable, tout en mettant en garde contre toute dérogation unilatérale aux termes convenus.

Ce groupe, composé principalement de grands donateurs au Soudan du Sud, a indiqué que toute modification de l’Accord revitalisé de 2018 sur le règlement du conflit au Soudan du Sud doit respecter scrupuleusement les procédures prévues par l’accord lui-même, l’accord revitalisé visant à résoudre le conflit au Soudan du Sud, négocié par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en septembre 2018, prévoyait une « phase de transition » menant à des élections en 2024 (cette période a récemment été prolongée de deux ans). Les missions diplomatiques à Juba ont approuvé une évaluation récente de la Commission conjointe de suivi et d’évaluation (JMEC), récemment reconstituée, et ont critiqué ce qu’elles ont qualifié d’affirmations de consensus politique dans la capitale.

Elles ont également jugé « illogiques » les discussions sur des consultations inclusives en l’absence du principal chef de l’opposition, Riek Machar, à la tête du deuxième parti du pays. La semaine dernière, le gouvernement sud-soudanais a approuvé des amendements à certaines dispositions de l’accord de paix de 2018, dissociant le recensement et l’élaboration d’une constitution permanente de l’organisation des élections. Le porte-parole du gouvernement, Ateny Wek, a défendu ces amendements, citant l’article 8.4 du chapitre VIII de l’accord de paix revitalisé, qui, selon lui, autorise les signataires à modifier l’accord. D’après les médias locaux, il a expliqué que les amendements proposés seraient soumis au Parlement pour approbation finale, sans toutefois préciser s’ils seraient également présentés au comité de suivi, une procédure légale requise par l’accord.

  Le Burkina Faso en guerre contre la drogue
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top