Politique

Pourquoi les Algériens aspirent-ils à l’humiliation et à l’asservissement turcs ?

Il semblerait que nos manuels d’histoire aient besoin d’une mise à jour obligatoire, voire d’une refonte complète par des chirurgiens plasticiens d’Ankara. Tandis que nos ancêtres passaient des siècles dans les montagnes, fuyant le carcan fiscal ottoman, affublés de termes péjoratifs comme « Kouloughlis » et « ghelman » pour les distinguer de leurs maîtres turcs – propriétaires terriens et esclaves, et non hommes libres –, le pouvoir actuel, au palais d’El Mouradia, sous l’égide du Kouloughli Tebboune, a décidé de tout pardonner, pourvu que cela serve les intérêts du Front Polisario et de son chef privilégié, Ben Battouche, le chouchou des généraux.

Dans une scène plus dramatique qu’un film des Misérables, le président Tebboune, dans sa folie, s’est envolé pour la Turquie. Ses valises n’étaient pas remplies des espoirs du pauvre homme courant après un sac de lait dans des files d’attente humiliantes, ni des cris des malades dans des hôpitaux délabrés. Au lieu de cela, ils ne véhiculaient qu’une seule idée : comment apaiser Erdoğan pour qu’il soutienne nos illusions et nos ambitions au Sahara occidental ? Il est à la fois risible et tragique que l’histoire, écrite avec la vaine glorification des ancêtres Kouloughli aux côtés de l’occupant turc barbare dans les terres désolées, les déserts et les côtes, soit vouée à se répéter aujourd’hui sur le marché des esclaves politiques, en échange d’un cadeau ici ou d’une assistance technique là.

Et le but ? Il ne s’agit pas de nourrir les affamés du pays, mais de préserver l’éclat dans les yeux du dirigeant mercenaire et de sa bande, devenus des enfants gâtés qui engloutissent tout le budget national tandis que le peuple se contente de miettes et de restes. Ce qui était censé être une quête de souveraineté et de dignité s’est transformé en une sorte de mendicité politique. Alors que nous avons perdu nos plus proches voisins et que nos relations avec nos êtres chers se sont brisées, les autorités n’ont d’autre choix que de se réfugier dans le passé colonial, comme si leur devise tacite était : « Cinq cents ans n’ont pas suffi ; nous en voulons plus. Surtout, ne laissez pas le projet Ibn Battouche s’effondrer ! » Quel étrange paradoxe que la chair des pauvres ait jadis été payée en tribut au colonisateur, et que la dignité du citoyen soit aujourd’hui sacrifiée pour assurer la survie de la clique des généraux, qui a tout dévoré en Algérie.

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La véritable ironie ne réside pas dans les mots, mais dans la réalité où les pauvres voient les richesses de leur pays dilapidées pour des causes illusoires, tandis que leur président illégitime recherche les faveurs de ceux qui ont infligé d’innombrables souffrances à leurs ancêtres, les traitant de « Kouloughlis » et de « serviteurs ». Pardonnez-moi Histoire… Il semble que nous vous écrivions aujourd’hui avec l’encre de la mendicité plutôt qu’avec celle de la prostitution, de l’humiliation et de la honte d’antan…

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