Economie

Dans la nouvelle Algérie, où les citoyens croulent sous les dettes et la faim, dormant sur des mers de gaz !

Il semblerait que le Fonds monétaire international ait enfin daigné se joindre à nos discussions du soir, mais les nouvelles venues de l’extérieur nous pèsent toujours lourdement ; elles sont toujours vraies, tandis que les gros titres officiels nous vendaient du rêve de grands projets qui transformeraient notre pays en le Japon de l’Afrique, des reportages chuchotaient à l’oreille du citoyen cherchant désespérément une goutte d’eau ou une flamme de gaz : « Excusez-moi, vous êtes en train de vous noyer et au bord du gouffre ».

Il est à la fois risible et ironique de vivre dans un pays présenté comme le réservoir d’énergie de l’Europe, alors que les Algériens doivent escalader des falaises pour atteindre une bonbonne de gaz ou faire la queue pendant des heures pour un sac de lait. Voici un bref aperçu de cette sombre comédie : nous dormons sur des mers qui ne font qu’étancher la soif des caisses des généraux. Nous nageons littéralement dans des océans de gaz précieux, mais il semble que notre cher gouvernement ait décidé que le gaz n’était qu’un produit de prestige, et non un outil pour un usage domestique stable ou pour assurer la subsistance des plus démunis.

Parlant de projets fantômes, des milliards ont été dépensés dans des projets de développement que les citoyens ne voient qu’à travers des réseaux d’égouts ou des discours inauguraux dominés par des applaudissements aveugles. Il semble que la politique d’emprunter pour des chimères soit devenue la norme, la dette s’accumulant sur les épaules de générations futures pour financer des projets nés et morts dans l’imagination de voleurs avachis derrière leurs bureaux climatisés, en uniforme militaire. Aujourd’hui, le citoyen moyen est plus habile à gérer les crises nationales que les experts du FMI eux-mêmes. La vie d’un Algérien se résume à des routines quotidiennes qui commencent le matin par la recherche d’eau (qui se rend au robinet selon un calendrier similaire à celui des visites annuelles du Père Noël).

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Le soir, il essaie de convaincre la lampe de s’allumer malgré les fluctuations d’électricité dans un pays d’énergies renouvelables où les crises ne font que se répéter. On constate que le pauvre homme se demande sans cesse comment il pourra subvenir à ses besoins pour une vie décente, tandis qu’il voit la richesse de son pays s’évaporer dans des transactions douteuses et un endettement sans fin. Si la situation perdure, nous risquons bientôt de devoir importer la dignité des pays voisins, car sa production locale est devenue extrêmement rare, comme ce fut le cas pour l’eau et l’électricité. Enfin, merci au Fonds monétaire international pour ce rappel à la réalité, et merci aux dirigeants pour cette performance lamentable qui a transformé notre pays, pourtant riche en ressources, en un symbole mondial de misère et d’humiliation.

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