Le principal parti d’opposition du Nigeria, le Congrès démocratique africain (ADC), a désigné l’ancien vice-président Atiku Abubakar comme candidat à l’élection présidentielle de 2027. Cette décision ouvre la voie à une nouvelle confrontation politique avec le président sortant, Bola Ahmadu Tinbo, qui brigue un second mandat après avoir remporté les primaires de son parti. La désignation d’Abubakar, âgé de 79 ans, fait suite à sa victoire aux primaires de l’ADC, jeudi dernier. Il a largement devancé ses deux adversaires, recueillant plus de 1 846 000 voix sur 2,5 millions de votes exprimés, selon un communiqué du parti consulté par AfricaReads sur la plateforme X. Il s’agit de la septième tentative d’Atiku Abubakar à la présidence, après six échecs depuis 1993.
Abubakar est l’une des figures politiques les plus importantes du Nigeria, ayant été vice-président de 1999 à 2007 sous la présidence d’Olusegun Obasanjo. Dans une déclaration diffusée par la plateforme X, Abubakar a exprimé sa gratitude d’avoir été choisi comme candidat du parti, affirmant que « le vrai travail commence maintenant ». Il a appelé à l’unité de l’opposition pour contrer ce qu’il a qualifié d’« emprise destructrice » du gouvernement du Congrès des progressistes (APC), parallèlement, le président nigérian Bola Tinubu se prépare à affronter les prochaines élections avec le soutien du parti au pouvoir. Il a remporté une victoire écrasante lors des primaires du parti, recueillant environ 11 millions de voix contre seulement 16 500 pour son rival, Stanley Osifu, selon les résultats publiés par Reuters en début de mois.
Tunpu est arrivé au pouvoir en 2023 à l’issue d’une élection marquée par de profondes divisions au sein de l’opposition. Il n’a obtenu que 36,6 % des voix face à trois candidats de premier plan, entre lesquels le soutien de l’opposition était partagé. Durant son premier mandat, Tunpu a lancé un ensemble de réformes économiques saluées par les investisseurs et les institutions financières internationales. Ces réformes comprenaient la suppression des subventions sur les carburants et l’électricité, la libéralisation du taux de change et une vaste réforme fiscale. Cependant, ces mesures ont entraîné une flambée de l’inflation et une hausse du coût de la vie, alimentant le mécontentement croissant de la population.