Le gouvernement nigérian a annoncé le lancement des procédures de rapatriement de plus de 1 000 de ses citoyens résidant en Afrique du Sud, face à l’escalade de la violence et des tensions liées aux migrants, et aux appels croissants à des mesures plus strictes contre les résidents sans papiers. Un porte-parole du ministère nigérian des Affaires étrangères a déclaré que la procédure de vérification et d’enregistrement des bénéficiaires du programme de retour volontaire a débuté jeudi, en vue de l’organisation de vols pour transporter les personnes souhaitant rentrer au Nigeria prochainement.
Le Haut-Commissariat du Nigeria à Pretoria a annoncé mardi, dans un communiqué, avoir conclu un accord avec les autorités sud-africaines permettant aux citoyens ayant commis des infractions à la législation sur l’immigration de quitter le pays par des vols de rapatriement réguliers, au lieu d’être détenus ou poursuivis en justice. Il a ajouté que ces dispositions visent à faciliter le retour volontaire et ordonné des citoyens souhaitant quitter le pays, tout en fournissant les procédures administratives nécessaires au bon déroulement du processus. La ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumejo-Ojukwu, a annoncé en avril dernier que son gouvernement avait lancé un programme spécial de rapatriement des citoyens souhaitant rentrer de l’étranger, suite aux demandes de Nigérians résidant en Afrique du Sud qui avaient exprimé leur désir de quitter le pays en raison de problèmes de sécurité et de tensions croissantes.
La ministre a indiqué à l’époque que 130 Nigérians avaient été les premiers à s’inscrire au programme, confirmant que le gouvernement prendrait en charge les modalités de retour des citoyens souhaitant en bénéficier, en coordination avec les missions diplomatiques nigérianes et les autorités locales en Afrique du Sud. Cette initiative nigériane intervient après une vague de manifestations qui a secoué plusieurs régions d’Afrique du Sud ces derniers mois, où les manifestants réclamaient des mesures plus strictes pour lutter contre l’immigration irrégulière, arguant qu’elle a un impact négatif sur l’emploi, la sécurité et les services publics. Le Ghana a également récemment aidé des centaines de ses ressortissants à quitter le pays suite à des manifestations et des violences visant les étrangers, suscitant l’inquiétude de plusieurs pays africains quant à la sécurité de leurs citoyens résidant sur leur territoire.