Politique

Un mort et 55 blessés dans des violences à Mogadiscio

La Somalie est en proie à une crise politique depuis que le président Hassan Sheikh Mohamud a prolongé son mandat d’un an, malgré son expiration le 15 mai. Des manifestations étaient prévues jeudi à Mogadiscio par des représentants de l’opposition et des dirigeants régionaux, mais des violences ont éclaté avant leur tenue. Des tirs nourris ont été signalés tout au long de la journée et de la nuit précédente. Le ministère de la Santé a annoncé un mort et 55 blessés, se basant sur des informations « recueillies et vérifiées auprès des hôpitaux et des établissements de santé ».

L’AFP n’a pas été en mesure de vérifier ces chiffres de manière indépendante. Les affrontements ont opposé les forces gouvernementales à des milices alliées à des chefs de l’opposition, dont l’ancien président Sharif Sheikh Ahmed et l’ancien Premier ministre Hassan Ali Khaire, qui s’étaient rendus dans la capitale pour participer aux manifestations. En mars, des parlementaires fidèles au président actuel ont amendé la Constitution afin d’instaurer les premières élections nationales directes de Somalie, remplaçant ainsi le système en vigueur fondé sur les chefs de clan.

Dans un contexte de profondes divisions entre clans rivaux et alors que de vastes régions du pays étaient sous le contrôle d’al-Shabaab, l’organisation d’élections n’a progressé que de manière limitée, se restreignant à quelques zones locales. L’opposition et les dirigeants régionaux se sont fermement opposés au plan de Mahmoud, y voyant une tentative de consolidation du pouvoir.

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