Politique

L’armée malienne annonce l’élimination de 10 militants à Ségou

L’armée malienne a annoncé l’élimination de dix militants lors d’une frappe aérienne menée dans le village de Beledaga, dans la région de Ségou, au nord-est de Bamako. Dans un communiqué publié jeudi, l’état-major des forces armées a indiqué que l’armée malienne avait mené mercredi une frappe aérienne contre un groupe d’une dizaine de militants dans le village de Beledaga, dans la région de Ségou. Le communiqué explique que l’opération s’inscrivait dans le cadre de missions de reconnaissance offensives menées sur l’ensemble du territoire malien et a permis l’élimination des militants et la destruction de leurs installations logistiques.

L’état-major a affirmé que cette opération constituait un nouveau revers pour les groupes armés cherchant à déstabiliser le pays, saluant le professionnalisme des forces maliennes et leur engagement envers la défense nationale. Une semaine auparavant, les autorités militaires maliennes avaient annoncé la mise en place de « zones militaires » interdites aux civils sur l’ensemble du territoire, conformément à un décret ministériel publié le vendredi 5 juin 2026. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de leurs efforts continus pour lutter contre les groupes armés et renforcer la sécurité. Selon un document officiel signé par six ministres maliens, dont le ministre délégué à la Défense, toute personne trouvée dans ces zones sera considérée comme une cible militaire. Les nouvelles mesures concernent une quarantaine de régions, principalement des forêts soupçonnées de servir de refuge et de base arrière à des groupes armés.

Les autorités ont expliqué qu’un nouveau dispositif de défense sera prochainement activé dans ces zones, qui s’étendent du nord au sud du Mali et d’est en ouest, dans le cadre d’une stratégie de sécurité visant à resserrer l’étau autour des groupes armés opérant dans plusieurs régions du pays. Ces dernières années, les groupes extrémistes ont consolidé leurs positions dans les zones rurales, où ils ont recruté des combattants et développé une influence politique, plutôt que de mener des attaques de grande envergure susceptibles d’attirer l’attention internationale. D’abord cantonnés à une zone restreinte du Sahara, les groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique peuvent désormais circuler librement au Mali, contrôlant environ 60 % du Burkina Faso et de vastes portions du sud et de l’ouest du Niger.

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