Economie

La Chine va développer le plus grand aéroport d’Afrique de l’Est grâce à un projet de 2,9 milliards de dollars

Le Kenya a choisi un géant chinois du BTP pour mener à bien un projet d’agrandissement de son principal aéroport international, le plus grand d’Afrique de l’Est, pour un montant de 2,9 milliards de dollars. Cette décision intervient deux ans après l’annulation d’un projet de concession de 30 ans avec une société appartenant au milliardaire indien Gautam Adani. Le Kenya a sélectionné China Communications Construction Co. (CCCC) pour moderniser et agrandir l’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) de Nairobi, principal hub aérien d’Afrique de l’Est. Cette décision fait suite à l’abandon par le gouvernement du Premier ministre William Ruto d’un projet controversé qui aurait accordé à Adani Airport Holdings une concession à long terme pour l’exploitation et le développement de l’aéroport.

Le projet d’Adani avait suscité une vive opposition au Kenya en 2024, entraînant des manifestations et une grève des employés du secteur aérien. Aux termes de l’accord, la société du milliardaire Gautam Adani devait financer et gérer une importante modernisation de l’aéroport international Jomo Kenyatta, incluant la construction d’une deuxième piste et d’un nouveau terminal passagers. Cependant, la proposition a suscité de vives critiques de la part des organisations de la société civile, des syndicats et des figures de l’opposition. Ce nouveau contrat consolide la position de la Chine comme principal partenaire du Kenya dans les projets d’infrastructure. CCCC est déjà fortement implantée au Kenya, ayant participé à plusieurs projets d’envergure, notamment le développement du réseau ferroviaire, la construction d’un stade de 60 000 places, d’importants projets routiers et un centre de conférences.

  AGRA et ses partenaires lancent un centre pour fournir un soutien aux leaders du secteur agricole en Afrique

Selon certaines sources, les travaux de modernisation de l’aéroport devraient débuter ce mois-ci. Le projet sera financé en partie par les recettes de la privatisation, acheminées par le biais du Fonds national d’infrastructure récemment créé au Kenya, et en partie par des prêts commerciaux garantis par les futures redevances aéroportuaires, l’Ordre des avocats du Kenya et la Commission kényane des droits de l’homme ont jugé le contrat de location inconstitutionnel et ont contesté le droit du gouvernement de céder le contrôle d’un actif national stratégique. Finalement, la pression publique croissante a contraint le gouvernement à annuler le contrat.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top