Le général à la retraite, qui a été porte-parole de l’armée nigériane de 2015 à 2017, a été kidnappé avec son épouse lors d’un voyage dans l’État de Katsina le mois dernier. L’enlèvement n’a pas été revendiqué, l’enlèvement et le décès d’Abubakar mettent en lumière les problèmes de sécurité persistants dans une grande partie du nord-ouest du Nigeria, où des bandes criminelles, connues localement sous le nom de « bandits », commettent des enlèvements contre rançon, des vols de bétail et des attaques contre des villages et des communautés rurales, des groupes extrémistes armés sont également actifs dans la région. Un camp appartenant vraisemblablement à des militants, situé dans l’État de Sokoto, a été la cible d’une frappe aérienne américaine le 25 décembre dernier.
Selon les médias locaux, l’officier à la retraite se rendait à un mariage le 30 mai lorsque des hommes armés ont attaqué son véhicule et l’ont enlevé, ainsi que son épouse et leur chauffeur. Quelques jours avant l’annonce de son décès, une vidéo, vraisemblablement filmée pendant sa captivité, a circulé sur les réseaux sociaux. On y voyait Abubakar, apparemment blessé à la jambe gauche, aux côtés de sa femme et de plusieurs autres otages. L’armée nigériane a expliqué s’être abstenue de tout commentaire public sur l’enlèvement pendant que les forces de sécurité s’efforçaient de libérer les otages. Le communiqué militaire précisait : « Par respect pour les efforts de sauvetage en cours menés par les forces de sécurité, les forces armées se sont abstenues de toute déclaration publique, tandis que tous les moyens opérationnels disponibles ont été mobilisés dans l’espoir d’assurer son retour sain et sauf».
L’épouse d’Abubakar est toujours portée disparue ; on ignore où elle se trouve et dans quel état elle est, cependant, un porte-parole militaire a confirmé que « les opérations en cours ont été renforcées afin de traduire les auteurs de cet enlèvement en justice et de démanteler tous les réseaux terroristes qui menacent le pays».