Alors que l’inquiétude internationale persiste face à l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, de nouveaux indicateurs scientifiques émergent, offrant une lueur d’espoir pour le développement de vaccins et de traitements plus efficaces. Cette lueur d’espoir fait suite à la découverte que certaines personnes infectées peuvent produire des anticorps, ce qui aide les scientifiques à identifier de futures cibles pour combattre le virus. Le professeur Ali Fattoum, professeur d’immunologie et de vaccins à l’Université du Michigan aux États-Unis, a déclaré à Al Jazeera que la possibilité d’un remède contre Ebola représente une avancée significative. Elle permet aux scientifiques de comprendre comment le système immunitaire réagit au virus et ouvre la voie au développement de médicaments et de vaccins plus précis.
Le professeur Fattoum a ajouté que deux vaccins sont actuellement en développement et pourraient constituer une avancée majeure dans la lutte contre le virus. Il a souligné que l’un d’eux est produit par Merck, la société qui a développé le vaccin original contre la souche Zaïre d’Ebola, et a atteint un taux d’efficacité d’environ 80 %, qu’il considère comme un bon niveau. Il a expliqué qu’AstraZeneca, en collaboration avec le Serum Institute of India, travaille également au développement d’un vaccin ciblant la nouvelle souche Bundibugyo, celle à l’origine de l’épidémie actuelle. Il a précisé que la compréhension des anticorps produits par l’organisme après la guérison aide les scientifiques à déterminer le vaccin immunologique cible.
Ces déclarations interviennent alors que l’Organisation mondiale de la Santé exprime sa vive inquiétude face à la propagation rapide du virus dans l’est de la République démocratique du Congo, suite à des centaines de cas suspects et des dizaines de décès. L’inquiétude s’est également étendue à l’Ouganda voisin, entraînant un renforcement de l’état d’alerte sanitaire dans la région. L’épidémie est concentrée dans la province d’Ituri, au nord-est de la RDC, une région frontalière connaissant d’importants mouvements de population dus aux déplacements de population, aux conflits armés et aux activités minières, ce qui complique les efforts de surveillance et de confinement.