Politique

Le Mali lance l’immatriculation des motos et tricycles pour des raisons de sécurité

Les autorités maliennes ont lancé lundi 15 juin une opération spéciale d’immatriculation des motos et tricycles à travers le pays. Le gouvernement justifie cette mesure par des « besoins urgents en matière de sécurité » liés à la lutte contre les groupes armés et au renforcement du contrôle des véhicules en circulation. Le ministère malien des Transports a annoncé la mise en place de 28 centres d’immatriculation, répartis dans la plupart des régions du pays, afin de permettre aux propriétaires de motos et tricycles non immatriculés de procéder à l’immatriculation et d’obtenir des plaques d’immatriculation officielles. Selon cette nouvelle procédure, les propriétaires de véhicules doivent présenter une pièce d’identité et le certificat d’immatriculation du véhicule, ainsi que s’acquitter d’une taxe d’immatriculation unique de 12 000 francs CFA, payable exclusivement via la plateforme électronique du Trésor, « Treasury Pay », par le biais du site web ou d’applications de paiement mobile.

Les autorités estiment que ce nouveau système d’immatriculation permettra d’identifier plus efficacement les véhicules circulant sur le territoire et est plus facile à mettre en œuvre que l’interdiction de circuler à moto en dehors des grandes villes, décrétée début juin et dont l’application pratique s’est avérée complexe. Les organisations de la société civile de Bamako, la capitale, ont salué la mise en place du système, arguant que les défis sécuritaires et la lutte contre le terrorisme justifient des mesures plus strictes pour réglementer la circulation des véhicules. Elles ont toutefois exprimé leurs inquiétudes quant au fardeau financier que ces nouvelles taxes pourraient représenter pour les citoyens, compte tenu du contexte économique difficile du pays.

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Ces organisations ont plaidé pour une grille tarifaire plus abordable, proposant une réduction des frais d’immatriculation des motos à usage personnel à 7 500 francs CFA, et la fixation d’un tarif de 15 000 francs CFA pour les véhicules de transport commercial et les tricycles. Elles ont souligné que l’objectif de ces demandes est d’éviter que l’immatriculation ne devienne une charge supplémentaire pour une population déjà confrontée à des difficultés économiques croissantes, notamment les pénuries de carburant et la flambée des prix au marché noir, ainsi que les coupures de courant généralisées et leurs répercussions sur l’activité économique.

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