Le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest, a revendiqué l’attaque contre le principal aéroport du Niger et une base aérienne militaire située à proximité, dans la capitale, Niamey. Le gouvernement a annoncé qu’au moins 11 soldats et deux civils avaient péri dans l’attaque. L’attaque a débuté tôt jeudi matin et a duré plusieurs heures. Le ministre de la Défense nigérien a déclaré que les forces de sécurité avaient repoussé l’assaut, tuant 22 assaillants et arrêtant une vingtaine de suspects. Dans un communiqué, le ministre a expliqué que « 13 martyrs, dont 11 membres des forces de défense et de sécurité et deux civils, sont tombés lors de cette tentative d’infiltration », tandis que quatre autres personnes ont été blessées.
Le ministère de la Défense a ajouté que l’armée poursuivait une opération d’envergure aux abords de l’aéroport international, confirmant que les installations restaient pleinement sécurisées et fonctionnaient normalement. Dans un communiqué distinct, l’Autorité de l’aviation civile a confirmé la reprise des activités normales à l’aéroport. Dans un bref communiqué diffusé jeudi soir par son organe de presse, Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), branche d’Al-Qaïda au Sahel, a revendiqué un attentat-suicide visant l’aéroport international Diori Hamani et la base militaire adjacente. La Commission de l’Union africaine auprès de la Mission de l’Union européenne à Niamey a exprimé sa « plus profonde consternation » face à cette attaque, tandis que le Bénin a affirmé sa pleine solidarité avec le Niger après cette attaque, la deuxième visant le complexe aéroportuaire cette année.
Une précédente attaque revendiquée par l’État islamique au Sahel (EIPS) le 29 janvier avait fait quatre blessés parmi les soldats et causé d’importants dégâts matériels. À l’époque, les forces armées et leurs alliés russes avaient annoncé la neutralisation de 20 assaillants. Suite à cette attaque, le chef de la junte militaire, le général Abdourahmane Tiéné, a accusé la France d’avoir orchestré l’opération dans le cadre d’une tentative de déstabilisation du pays, accusations catégoriquement démenties par le président français Emmanuel Macron.