Politique

Le Burundi accueillera des consultations avec l’opposition congolaise pour discuter de la crise

La Coalition Article 64, qui regroupe plusieurs figures de l’opposition en République démocratique du Congo, a annoncé avoir accepté l’invitation du président burundais Evariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, à participer à des consultations portant sur la crise politique, sécuritaire et institutionnelle que traverse le pays. Cette annonce a été faite dans un communiqué publié par la coalition, coïncidant avec sa décision de reporter une marche pacifique initialement prévue le 8 juillet au 22 juillet afin de permettre la participation à ces consultations. Les détails de cette initiative et son ordre du jour n’ont pas encore été divulgués. On ignore également si le président burundais agit en sa qualité de président de l’Union africaine ou en tant qu’allié du gouvernement de Kinshasa, les figures de l’opposition invitées n’ayant fourni aucune précision à ce sujet.

Le chef de l’opposition, Jean-Marc Kabond, a quitté Kinshasa pour Gitega, la capitale politique du Burundi, deux jours après avoir reçu l’invitation. Les autres dirigeants de la coalition Article 64 sont attendus samedi, notamment Dili Sissanga, qui a récemment récupéré son passeport après sa confiscation par la Direction générale de l’immigration quelques jours auparavant. Des invitations ont également été adressées au lauréat du prix Nobel de la paix, Denis Mukwege. Une invitation aurait aussi été envoyée au camp de l’ancien président Joseph Kabila, qui critique le rôle du Burundi dans la crise sécuritaire qui secoue l’est du pays. Cependant, ses représentants ont confirmé n’avoir reçu aucune communication officielle. Tous les invités s’accordent sur le rejet de toute réforme constitutionnelle et appellent depuis plusieurs mois à un dialogue national approfondi pour résoudre la crise politique que connaît le pays.

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Selon des sources bien informées, cette initiative a été abordée lors de la visite du président burundais à Kinshasa le 23 juin. Des sources gouvernementales ont indiqué que le Burundi cherche, dans un premier temps, à évaluer l’ampleur de la crise politique avant d’élargir son engagement. En revanche, les observateurs estiment que cette initiative pourrait représenter une nouvelle tentative du gouvernement congolais de relancer le processus de dialogue politique, après les difficultés rencontrées pour obtenir un soutien régional, notamment de l’Angola, pour son projet de réformes constitutionnelles et d’élargissement du Conseil des États.

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