Société

Face à l’épidémie d’Ebola, la RDC lutte pour empêcher sa propagation jusqu’à sa capitale

Alors que l’épidémie d’Ebola se propage en République démocratique du Congo, la forte densité de population et la mobilité de Kinshasa constituent un défi majeur, plaçant l’une des villes les plus peuplées d’Afrique au cœur du plan de riposte et de prévention sanitaire, première ville à accueillir les cas suspects, Kinshasa prépare ses hôpitaux afin de protéger le personnel médical, les patients et les visiteurs, et déploie des efforts pour prévenir la propagation des virus en général, y compris Ebola, selon Lizette Mabenda, chef adjointe du service de contrôle des infections de l’hôpital Galbelo. Dans un reportage de Fadl Abdel-Razzaq pour Al Jazeera, Mme Mabenda a indiqué que des points d’eau pour le lavage des mains ont été installés dans les couloirs de l’hôpital, que du désinfectant est disponible à l’entrée de chaque service et que le lavage des mains est obligatoire.

Depuis plus d’un demi-siècle, la République démocratique du Congo est confrontée à Ebola, suite à l’apparition du premier cas dans le pays en 1976. Elle a célébré la fin de l’épidémie à 16 reprises. Actuellement, le gouvernement congolais lutte contre la 17e souche, baptisée Yondugo, du nom de la plus grande ville de l’ouest de l’Ouganda, frontalière du Congo et où le premier cas a été recensé. Il s’est engagé à éradiquer cette nouvelle souche, comme il l’a fait pour les précédentes, parallèlement, l’organisation Africa Angelzone tire la sonnette d’alarme quant à la propagation de la maladie et ses conséquences sanitaires. Elle utilise les réseaux sociaux pour diffuser des messages de sensibilisation incitant la population à éviter tout contact avec les animaux susceptibles de transmettre l’infection à l’homme et à se tenir à l’écart des personnes infectées ou suspectées de l’être.

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Africa Angelzone souhaite alerter la population sur la persistance du danger et l’impératif de se protéger. L’organisation les encourage également à conduire les personnes présentant des symptômes suspects vers les centres de traitement et à enterrer les personnes décédées de la maladie, selon son directeur exécutif, Frédéric Bikombe, face à la propagation de l’épidémie, le gouvernement intensifie ses efforts pour empêcher l’arrivée de l’infection dans la capitale, Kinshasa. Cela passe par le respect des mesures de précaution et la sensibilisation du public aux dangers de cette maladie mortelle.

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