Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a déclaré dimanche que les mines terrestres et les munitions non explosées constituent l’une des plus grandes menaces pour le retour de millions de Soudanais dans leurs foyers. Dans son bulletin humanitaire de mai et juin 2020, l’OCHA a indiqué que plus de quatre millions de personnes étaient retournées dans les zones touchées par le conflit, mais que beaucoup avaient trouvé leurs communautés contaminées par des bombes non explosées, des obus d’artillerie, des roquettes et des mines terrestres laissées par les combats.
Le Bureau a expliqué que la contamination par des munitions explosives est l’un des principaux obstacles au retour en toute sécurité, à l’accès humanitaire et au redressement, car ces restes sont disséminés dans les maisons, les écoles, les centres de santé, les exploitations agricoles et le long des routes, entravant le rétablissement des services et la reconstruction des zones touchées. Vingt-sept incidents impliquant des engins explosifs ont été recensés en 2026, faisant 86 victimes, dont 30 morts et 56 blessés. Les enfants représentent la moitié des victimes enregistrées, et le nombre réel est probablement sous-estimé en raison de la sous-déclaration dans les zones de conflit. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a indiqué que les équipes de déminage, dirigées par le Centre national de lutte antimines et appuyées par le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS), ont neutralisé plus de 22 000 engins explosifs depuis le début de l’année.
Ces équipes ont déclaré plus de 6 millions de mètres carrés de terrain déminés, soit l’équivalent d’environ 841 terrains de football, permettant ainsi la réouverture des écoles, des établissements de santé, des habitations et de l’aéroport de Khartoum. L’OCHA a ajouté : « Khartoum, qui subit depuis plus d’un an d’intenses combats urbains, reste fortement contaminée par des engins explosifs ; moins de 1 % de la capitale est déclarée sûre et utilisable». Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) prévoit des niveaux de contamination similaires dans d’autres États touchés par le conflit, notamment Al Jazirah et Sennar.