La Chine a continué de renforcer sa présence économique sur le continent africain, enregistrant des niveaux sans précédent de commerce et d’investissement au cours du premier semestre 2020. Ce développement témoigne du partenariat économique croissant entre les deux parties et intervient dans un contexte de concurrence accrue avec les États-Unis pour l’influence économique et les investissements en Afrique. Pékin a annoncé que les échanges commerciaux avec les pays africains ont atteint environ 200 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année, un niveau record dans l’histoire des relations économiques bilatérales. Parallèlement, la valeur des investissements directs chinois en Afrique a atteint 33,5 milliards de dollars, établissant un nouveau record.
Le gouvernement chinois estime que ces résultats reflètent le succès de ses politiques visant à développer la coopération économique avec les pays africains. Il a souligné avoir élargi le champ des exemptions tarifaires aux exportations de 53 pays africains, permettant ainsi à un certain nombre de produits agricoles, tels que le café, les noix de cajou et les piments séchés, d’accéder au marché chinois à des conditions plus favorables. Malgré cela, les investissements majeurs restent concentrés dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie, qui constituent les principaux moteurs de la coopération économique bilatérale. En Éthiopie, les investissements chinois sont notamment marqués par un vaste projet d’énergie propre d’une valeur de plus de 14 milliards de dollars, tandis qu’en Égypte, un projet d’aciérie de 10 milliards de dollars est en cours de réalisation, s’inscrivant dans le cadre des efforts déployés pour renforcer les capacités industrielles grâce au soutien et au financement chinois.
Pékin affirme que ces projets incarnent un modèle de coopération qu’elle qualifie de « partenariat gagnant-gagnant », rejetant les critiques l’accusant de créer un déséquilibre commercial avec les pays africains ou d’utiliser ses investissements pour accroître son influence politique, de nouvelles données indiquent que l’Afrique est devenue un axe majeur de la stratégie économique chinoise, dans un contexte de transformations du commerce mondial et d’efforts déployés par Pékin pour étendre ses marchés et ses partenariats internationaux, alors que la concurrence économique avec les États-Unis et d’autres puissances internationales s’intensifie pour attirer les investissements et asseoir son influence sur le continent africain.