Politique

Le gouvernement ghanéen soutient un mandat présidentiel de cinq ans, excluant Mahama

Le gouvernement ghanéen a approuvé une proposition visant à porter les mandats présidentiel et parlementaire de quatre à cinq ans, dans le cadre d’un ensemble de réformes constitutionnelles. Le gouvernement a précisé que cette proposition, si elle est adoptée par la procédure d’amendement constitutionnel, ne s’appliquerait qu’aux futurs présidents et parlements et ne concernerait ni le président ni le parlement actuels, le ministre de la Justice et procureur général, Dominic Ayien, a annoncé la position du gouvernement jeudi lors d’une conférence de presse à Accra, la capitale, consacrée à l’examen des recommandations finales de la Commission de révision constitutionnelle.

Le ministre a déclaré : « Notre réflexion repose sur des considérations pratiques. Avec le mandat actuel de quatre ans, les premiers mois de chaque administration sont consacrés à la transition, tandis que la dernière année est largement absorbée par la préparation des élections, laissant très peu de temps pour une gouvernance efficace». Il a ajouté qu’un mandat de cinq ans offrirait un délai plus réaliste pour l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques gouvernementales. Ayein a souligné que la recommandation, si elle était adoptée, s’appliquerait aux futurs présidents et non au président actuel, John Dramani Mahama. « Afin d’éviter toute confusion, cette recommandation, si elle est mise en œuvre, s’appliquera aux futurs présidents et non au président actuel », a-t-il déclaré.

Le gouvernement a également annoncé son accord de principe pour une recommandation visant à abaisser l’âge minimum des candidats à la présidence, mais a proposé de le fixer à 35 ans au lieu des 30 ans recommandés par la Commission de révision constitutionnelle. Le ministre de la Justice a expliqué que l’adoption d’une limite d’âge de 35 ans permettrait d’élargir le vivier de candidats éligibles tout en maintenant le niveau de maturité et d’expérience requis pour la plus haute fonction de l’État. Le ministre a également indiqué que le gouvernement avait approuvé une proposition visant à organiser l’élection présidentielle durant la première semaine de novembre, la Commission électorale étant chargée de déterminer la date exacte selon un mécanisme constitutionnel.

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