Des rebelles au Mali ont libéré dimanche 22 soldats qu’ils détenaient captifs, s’agissant de la dernière libération de militaires maliens en date ces derniers jours. Une source sécuritaire a confirmé que des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avaient libéré 22 soldats, tandis que des sources proches des autorités maliennes ont confirmé la libération d’une vingtaine de soldats. Le MNLA a annoncé la libération des soldats des forces armées maliennes via les réseaux sociaux. Selon une source proche du Conseil militaire de Bamako, les soldats libérés avaient été capturés à différentes périodes. Certains l’avaient été lors de récents affrontements entre l’armée malienne et des groupes armés dans le nord du pays, tandis que d’autres étaient détenus depuis plus de trois ans.
Les circonstances de la libération des soldats diffèrent de celles annoncées précédemment. Selon une source sécuritaire, 22 soldats ont été libérés en échange d’au moins huit combattants du Front de libération nationale de l’Azawad (MNLA), information que les autorités maliennes n’ont toutefois pas confirmée officiellement. Parallèlement, le porte-parole du MNLA, Atay Ag Mohamed, a évoqué la libération de « civils détenus » par les autorités maliennes, dont certains, a-t-il affirmé, étaient détenus depuis des années. Cette dernière libération fait suite à une série d’opérations similaires menées ces derniers jours. Le 13 août, 82 soldats maliens ont été libérés après des mois de captivité, tandis que le 16 août, le MNLA a annoncé la remise de six soldats maliens blessés. Avec la libération des 22 soldats dimanche, diverses annonces laissent entendre que plus de 100 soldats maliens ont été libérés en une dizaine de jours.
Cependant, ces chiffres doivent être considérés avec prudence, compte tenu des différents groupes qui détenaient ces prisonniers, des dates de leur capture et des circonstances de leur libération. La capture de ces soldats est intervenue dans un contexte d’escalade des affrontements armés au Mali, suite aux attaques coordonnées lancées fin avril et début juillet par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), visant plusieurs positions gouvernementales et militaires maliennes.