Politique

L’Alliance du Sahel révèle les détails de la mutinerie militaire au Niger

L’Alliance du Sahel, qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso, a annoncé qu’une tentative de déstabilisation du Niger, menée par un groupe de soldats, avait été « contrôlée et déjouée ». Elle a salué le « courage des forces républicaines loyales » qui ont réussi à mettre fin à l’opération militaire. Dans un communiqué, l’Alliance a déclaré que le Niger avait été « trahi par un groupe de soldats impliqués dans un projet de déstabilisation », confirmant que les forces loyales aux autorités avaient finalement réussi à maîtriser la situation et à déjouer la tentative, cette déclaration de l’Alliance est intervenue quelques heures après des affrontements et des violences dans la capitale, Niamey, avant un retour relatif au calme dimanche, grâce à un important dispositif de sécurité et à des renforts déployés autour du palais présidentiel et des infrastructures sensibles.

Les autorités ont imposé un cordon de sécurité strict dans la capitale, avec des pick-ups équipés de mitrailleuses et des barbelés déployés dans plusieurs rues. La sécurité a été renforcée autour du palais présidentiel et ses entrées ont été fermées, notamment le carrefour près de l’Hôpital national, l’un des principaux accès au palais. Des points de contrôle ont également été mis en place aux différentes entrées de la capitale, avec des contrôles stricts aux entrées et sorties. Selon des témoins oculaires, les forces armées poursuivaient leurs recherches de soldats soupçonnés d’implication dans l’action militaire et tentant de fuir la capitale. Dans le cadre du soutien sécuritaire apporté aux autorités nigériennes, un diplomate algérien a indiqué que l’Algérie avait dépêché quatre avions de chasse pour survoler Niamey et ses environs, régions qui avaient été le théâtre de violents affrontements ces dernières heures.

  Le Sénégal et la Gambie accélèrent la démarcation de leur frontière après la crise du camp de Bulock

Selon des informations circulant à ce sujet, la crise a débuté par une tentative de renversement du chef du Conseil militaire, le général Abdourahmane Tiéani, menée par un groupe de jeunes officiers de différentes unités de l’armée nigérienne, notamment des forces spéciales. Plusieurs de ces soldats sont arrivés à Niamey, la capitale, en provenance de différentes régions, dont Tillabéri et Dosso, avant que des affrontements n’éclatent avec les forces loyales au pouvoir.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top