La société australienne Atomic Eagle a repris le contrôle du projet d’uranium de Madawila, dans le nord du Niger, grâce à un nouvel accord minier accordant à l’État nigérien une participation de 40 %. Cet accord fait suite à un différend de deux ans, consécutif au retrait de la licence en 2024 et à l’ouverture d’une procédure d’arbitrage international. Le gouvernement nigérien a approuvé l’octroi de deux licences d’exploitation pour une importante mine d’uranium située dans la municipalité d’Arlit, dans la région d’Agadez, au nord du pays, selon l’Agence de presse nigérienne (NNA). Selon World News, Atomic Eagle conserve 60 % des parts et le contrôle opérationnel, tandis que les autorités nigériennes détiennent les 40 % restants. L’exploitation sera gérée par Mameco, une société enregistrée au Niger.
L’accord stipule que la société versera 5 millions de dollars dans les 30 jours suivant la date de délivrance de la licence et 5 millions de dollars supplémentaires au début des travaux de construction. L’État a également le droit d’acheter et de commercialiser une partie de la production équivalente à sa participation dans la société, avec un droit préférentiel pouvant atteindre 50 % de la production sous certaines conditions. L’agence Ecofan a indiqué que la participation de 40 % de l’État est divisée en 15 % à titre gratuit et 25 % en contribution, et que l’accord octroie au Niger une ligne de crédit de 40 millions de dollars pour financer ses engagements liés à cette contribution. L’agence a ajouté que la société dispose de deux ans pour mettre à jour ses études de faisabilité, ses évaluations d’impact environnemental et social, et obtenir le financement de la construction.
L’Agence de presse du Niger a rapporté que les engagements de Mameco comprennent un versement initial fixe de 10 millions de dollars à l’État, la création d’environ 1 000 emplois pour les Nigériens, la priorité donnée aux entreprises locales pour les achats et la prestation de services, et une contribution au renforcement des capacités du secteur de la gestion minière. En juillet 2024, les autorités nigériennes ont révoqué le permis d’exploitation minière de Madawila 1, accordé à la société canadienne GoviX.