Politique

Dans un contexte de tensions frontalières, l’Éthiopie réagit aux accusations soudanaises de soutien aux FSR

L’armée soudanaise a accusé le gouvernement éthiopien de soutenir les FSR et de leur permettre de mener des attaques contre le Soudan depuis le territoire éthiopien. Addis-Abeba a répliqué en accusant Khartoum de soutenir les combattants du Front populaire de libération du Tigré (FPLT) et de cibler la ville frontalière de Kurmuk. L’armée soudanaise a fréquemment accusé l’Éthiopie de soutenir les FSR, mais c’est la première fois qu’Addis-Abeba répond aux accusations soudanaises par des accusations similaires, selon Mohamed Taha Tawakkul, chef du bureau de la presse à Addis-Abeba. Addis-Abeba a généralement ignoré ou nié les accusations soudanaises, mais cette fois-ci, elle n’a pas hésité à accuser Khartoum de soutenir les combattants tigréennes et de faciliter leurs incursions transfrontalières.

L’armée soudanaise a accusé à plusieurs reprises l’Éthiopie de mener des attaques de drones depuis son territoire, affirmant détenir des preuves à ce sujet et laissant entendre qu’une escalade était possible, le correspondant de la presse à Khartoum, Al-Tahir Al-Mardi, a rapporté que le ministère soudanais des Affaires étrangères avait formulé ces accusations à maintes reprises et que l’armée soudanaise avait publié deux communiqués distincts confirmant que les attaques des Forces de soutien rapide (FSR) provenaient d’Éthiopie. Le correspondant a expliqué que ces derniers jours avaient été marqués par une intensification des attaques de drones, utilisées, selon lui, par les FSR pour cibler des villes importantes comme Kurmuk et Qaysan.

En mars dernier, le ministère des Affaires étrangères avait tenu une conférence de presse au cours de laquelle il avait explicitement accusé l’Éthiopie de soutenir les FSR et de leur permettre d’accéder à son territoire pour attaquer la région du Nil Bleu, toujours selon le correspondant. Il a noté que l’armée soudanaise avait précédemment présenté des images et des données techniques qui, d’après elle, montraient un drone lancé depuis l’aéroport de Bahir Dar en Éthiopie et ayant frappé l’aéroport de Khartoum. Le correspondant de la presse a également rapporté que l’armée avait exhibé un type d’appareil qu’elle prétendait être utilisé lors d’attaques sur le territoire soudanais, qualifiant cela d’acte d’agression flagrant. Il a appelé la communauté internationale à mettre fin à ces attaques, qu’il a qualifiées de violation de la souveraineté du Soudan, perpétrées par un pays voisin.

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