Politique

Madagascar : La Génération Z dialogue avec les autorités sur la démocratie et la gouvernance

Le mardi 15 septembre 2026, Antananarivo, la capitale malgache, a accueilli un dialogue entre des représentants des autorités de transition, de la société civile et des militants du mouvement Génération Z. Les échanges ont porté sur l’état de la démocratie et de la gouvernance à Madagascar, près d’un an après la transition du pouvoir. Deux représentants, l’un du ministère de la Justice et l’autre de la Présidence, ont participé à la réunion, aux côtés de représentants de la société civile et de membres du mouvement Génération Z, qui a joué un rôle dans les manifestations populaires de 2025. Une centaine de citoyens ont également assisté à la rencontre, ce qui leur a permis d’exprimer leurs opinions et de poser des questions sur le déroulement de la transition et l’avenir de la gouvernance dans le pays.

Cette réunion est perçue comme une occasion rare de réunir des représentants du mouvement populaire ayant contribué au changement de régime de 2015 et des responsables de l’autorité de transition, afin d’ouvrir un dialogue direct sur les réalisations de cette nouvelle phase et les progrès accomplis en matière de démocratie, de gouvernance et de libertés publiques. La discussion a débuté par un exposé théorique du concept et de la définition de la démocratie, avant que les participants n’abordent rapidement une première évaluation des progrès accomplis au cours de l’année écoulée et de la capacité de la phase de transition à répondre aux revendications des manifestations populaires. Une partie des échanges a porté sur les limites de la liberté d’expression et la possibilité de critiquer les autorités et les politiques publiques durant la période de transition.

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Cédric Ramanankierana, membre du mouvement Génération Z, a déclaré que des progrès significatifs avaient été réalisés par rapport au passé, mais qu’ils restaient insuffisants. Il s’est interrogé sur la liberté d’expression réelle des citoyens, notamment lorsqu’il s’agissait de critiquer le projet de « refondation » adopté par les autorités. Il a expliqué que les citoyens sont aujourd’hui plus à même de s’exprimer et de faire entendre leurs opinions qu’auparavant, mais il a également souligné que des restrictions à la liberté d’expression persistent, citant des cas où des personnes ont été détenues pour atteinte à la sécurité de l’État simplement pour avoir exprimé leurs points de vue.

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